vendredi 13 mars 2009

Hampi et ses ruines.

Je n'ai pas du tout aimé Hampi, du point de vue de l'ambiance et de l'atmosphère qui s'y dégageait... TOURISTIQUE... ! Du coup les Indiens ne sont pas sympas, la vie est chère, on ne peut rien marchander... Ouhhh que j'aime pas ça... C'est dommage car le site est tout simplement hallucinant !

Déjà le paysage de Goa jusqu'à Hampi est parmi les plus beaux de ce que j'ai pu déjà voir en Inde.

Mais arriver sur le site historique de Hampi, c'est faire un bon dans le passé. Ces paysages m'ont un peu fait penser à ceux que l'on peut voir à Assouan, en Egypte.



Le site, qui s'étend sur des kilomètres carrés, est truffé de temples et monuments en tout genre.



Il y aussi des gens qui habitent dans les anciens 'bazaar', ces marchés qui prennent racine à la base des temples et s'en vont en de longues allées bordées d'arcades qui abritaient les échoppes. Aujourd'hui, ces arcades servent d'habitations !




Ailleurs, les scènes de la vie quotidiennes sont d'une autre époque. Les vaches croisent dans les rue par troupeaux, les femmes font la lessive en faisant de grands moulinets où chaque fois que le linge passe près du sol, elles l'en frappe avec force (manière astucieuse de ne pas avoir à frotter le linge ! mais qui éclabousse le badaud qui passe par là!), les rizières regorgent d'eau et de verdure... La vie semble tellement paisible au milieu de toute cette frénésie touristique.




Ici des femmes nettoient les dalles une à une avec serpette pour en enlever les mauvaises herbes. En plein soleil.


Les vaches-buffles qui doivent avoir un radar collectif pour se mettre à pisser toutes en même temps, au même passage ! Véridique !

J'ai rencontré de jeunes danoises là-bas, et le premier soir nous sommes partis avec un israélien (avec qui je partageais ma chambre) de l'autre côté de la rivière pour dîner dans un cadre idyllique : au bord des champs et des rizières, sans aucune trace de vie à l'horizon ! Canon !
Seulement, nous ne savions pas que nous avions pris la dernière barque pour y aller. Résultat nous nous retrouvons prisonniers de l'autre côté de la rive. Nous nous mettons en quête du passeur, qui veut bien nous refaire passer de l'autre côté mais pour un tarif très élevé ! Forcément ! Tarif de nuit ! Et il n'utilisera même pas sa barque motorisée, mais une grosse coquille de noix faite uniquement d'osier, avec 10 cm d'eau dans le fond... J'avais mon sac à dos avec toutes mes affaires précieuses dedans... J'ai eu, je pense, un peu plus peur que les autres ! Mais, pour nous rassurer, le passeur nous a dit qu'il pouvait mettre 15 personnes dans cette demi-sphère en osier ! Nous n'étions que 5.

Finalement, nous avons pris la chose à la rigolade et nous aurons tourné ce maigre incident en une véritable aventure digne des plus grands explorateurs !!!