samedi 6 juin 2009

La Nouvelle-Zélande, road-trip de 20 jours avec ce fameux ricain...

Il était une fois l'histoire de Vincent, parti faire un tour du monde pendant un an ! Il a commencé par l'Afrique et a continué sa route vers l'Est, toujours plus loin vers le levant. Il a traversé l'Afrique australe de l'Afrique du Sud jusqu'au Kenya, puis l'Inde, la Thaïlande, la Malaysie, les îles de Bali et Java en Indonésie, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ces derniers temps. Et voilà, à force d'avoir poussé toujours plus loin vers l'Est, il a basculé "de l'autre côté" du temps, et au lieu d'avoir toujours une longueur d'avance sur Vous l'Europe, le voici maintenant derrière vous, à la traîne, mais plus jeune ! Plus jeune de quelques heures, plus jeune d'un jour entier, quand il sera revenu au point de départ !

Oui, la Nouvelle-Zélande fut l'extrême point d'avance sur le vieux continent, +12h par rapport à Londres, et quelque part au milieu de l'océan Pacifique, notre avion a franchi la ligne imaginaire de démarcation pendant son vol Auckland-Santiago. Le vol a duré 11h et nous avons atterri au Chili le 6 juin à midi (heure locale) alors qu'on avait pourtant quitté la Nouvelle Zélande le jour même à 17H (heure locale).... Chercher l'erreur ! Vous vous imaginez que c'est le plus gros décalage horaire que j'aurai à subir, et croyez-moi, je n'en redemande pas ! En ce moment, il est 17h50 au Chili, mais pour moi il est presque 10h du mat', et je n'ai pas dormi depuis plus de 24H...!

Pour couronner le tout, l'avion que je prends pour m'emmener en Patagonie ne décolle qu'à 3h du mat' le 7 juin, c'est-à-dire demain aux aurores ! Et je pense, vu l'état des lieux, que je ne vais pas dormir des masses dans cet aéroport assez peu ergonomique et confortable.

Alors comme j'ai du temps, BEAUCOUP de temps à tuer, je vais vous conter l'histoire de mon voyage en Nouvelle-Zélande, histoire de publier ENFIN quelque chose sur mon blog, histoire de ne pas continuer à accumuler le retard que j'ai pris depuis la fin de l'Inde. Enooooormément de choses se sont passées depuis cela, donc, tout ce qui se trouve depuis la fin de l'Inde jusqu'à maintenant fera l'objet d'une publication ultérieure, me sentant dans l'incapacité totale de combler ce retard.

Je reprends le fil de l'écriture et le cours de mon voyage.


Arrivé à Auckland, et ayant en tête de ne pas perdre mon temps pour me tenir un minimum à mon planning, j'ai par "chance" trouvé une annonce dans mon hotel où il était question de faire un road-trip en mini-van sur les deux îles de la NZ pour environ 20 jours, en partageant tous les frais. L'annonce miraculeuse pour moi, car cela correspondait à tous mes critères et je n'avais même pas eu besoin de chercher ! Mais comme tout ce qui est trop beau pour être vrai, y'a forcément un truc, un truc qui cloche, un vice caché... Il s'appelle Ricky, est américain, à 25ans et coule dans le milieu du "showbizz" (gardons la mesure des proportions !), écrit un livre et un one-man-show...

Le sujet présente bien, a la tchatche, et se vend outrageusement bien. "Tu vas voir, tu vas m'aimer, les gens m'adorent". J'ai tout de suite compris que y'aurait un petit problème d'entente, de communication, de partage... Pas sur la même longueur d'onde. Mais qu'importe, ne faut-il pas s'ouvrir à la différence, tester de nouvelles choses et se faire une opinion empirique et non empreinte de préjugés et faux-semblants ?
J'ai fait mon choix, j'ai pris le risque... Mon Dieu, que c'est looooonnng 20 jours.

Dès la 1ère journée j'ai regretté mon choix, mais ai décidé de lutter contre ces regrets et de faire tout mon possible pour ne pas gâcher "notre" voyage. Quelle galère, que d'efforts pour n'être finalement récompensé de rien... Deux mondes différents et aucune ouverture réciproque. Deux entêtements qui se confrontent, deux forts caractères qui se ressemblent tellement qu'il n'en résulte qu'une incompatibilité irréductible. Que d'énergie, de temps, de paysages et de voyage gaspillés.

"T'as fait ton choix Vincent, en quasi "connaissance de cause", t'assumes mon coco maintenant." C'est ce que je n'ai pas arrêté de me répéter pendant ces 19 jours de voyage commun dans l'intimité d'une voiture de location aménagée en mini-van...
Chaque chose était prétexte à une prise de tête, et à chaque jour suffisait largement sa peine !

Malgré cela, la Nouvelle Zélande est tellement belle, merveilleuse, majestueuse, mystérieuse, grandiose, sauvage qu'elle transcende ceux qui la foulent et vulgarise les simples relations humaines tumultueuses. Et puis j'aurais finalement appris pas mal dans cette histoire. A fermer ma gueule notamment, devant quelqu'un d'encore plus têtu que moi... ! Oui c'est possible !

Le Bilan de cet aventure : une franche antipathie pour la "culture sociale" américaine, ou comment comprendre sa "latinité" au contact des américains (j'en ai beaucoup rencontré et c'est à 90% la même chose à chaque fois), 19 jours passés dans une Toyota Lucida aménagée en mini-van avec "lit" et cuiseur à gaz, seulement 5 douches dont une dans une source d'eau chaude sulfurisée, 4000km parcourus sur toutes sortes de routes et dans toutes les conditions, une presque crise de nerf (!) et malgré tout, des souvenirs et images PLEIN LA TETE !

Nous sommes donc partis d'Auckland pour passer 4 ou 5 jour s dans l'île du Nord : nous étions au moins d'accord là-dessus de ne pas perdre trop notre temps au Nord, visiblement moins intéressant que le Sud.

Notre première fut la péninsule du Coromandel, 1h à l'Est d'Auckland.

La route pour y aller fut une des plus dures ! J'ai commencé à conduire pour relayer Ricky, sur cette route donc, par nuit noire, conduite à gauche, boîte automatique, route TRES étroite, et TRES sinueuse... J'ai failli avoir un accident ! Ricky avait failli avoir le sien quelques heures plus tôt, juste au sortir d'Auckland ! 1 partout !
Les paysages étaient très beaux, premier contact enthousiaste avec ce pays.

La deuxième étape trouva son chemin à Rotorua, en commençant la descente vers le Sud. Cette ville est connue pour toute l'activité géothermale au dessus de laquelle elle s'est construite. On en voit d'irréfutables preuves sporadiquement dans la ville, et dans les alentours, ce sont de véritables parcs d'attractions qui veillent jalousement leurs geysers et lacs bien colorés. Ici, c'est de la boue bouillante !

Et partout, partout, l'automne se revêtait de ses mille magnifiques couleurs... Flamboyant !




Quelque part sur la côte en allant à Rotorua, les Cathedrales Caves, qui sont de grandes arches creusées dans la roche et accessibles à marée basse. La mer était haute, mais l'eau superbement bleue émeraude.


Puis Taupo, avec son lac, le plus grand de NZ et un merveilleux panorama à notre réveil !



Les Chutes "Hukkafalls", juste avant Taupo, impressionant couloir naturellement "roc-taillé" par l'eau, qui a désormais, après des milliers d'années, un terrain de jeu pour batifoler : un long toboggan en pente douce de quelques centaines de mètres qui finit par se verser dans une piscine naturelle après une petite chute de quelques mètres : pas l'impressionnant dans l'histoire. Ce qui scotche au contraire, c'est la couleur turquoise de l'eau et la furieuse rapidité à laquelle elle s'engouffre sauvagement dans ce corridor de rocailles. Un débit rageur !


La NZ est un réputée pour être un haut-lieu de toutes les attractions à sensation telles le "bungee jumping" (saut à l'élastique) ou "sky diving" (chute libre). Le saut à l'élastique de Taupo était plutôt impressionnant ! Possibilité bien sûr, de friser l'eau avec ses cheveux, de tremper le buste, ou tout entier jusqu'au pieds, même par 10° frémissants, les gens se dévêtissent et payent pour ça ! Environ 50 € si mes souvenirs sont bons.



Notre première douche avec Ricky, au bout de 3 jours de voyage : source d'eau chaude, mais sulfurisée... on sentait pas meilleur après qu'avant !! et une "belle" inconnue prit les vapeurs avec nous !