Apres avoir bien galere sur internet pour trouver un vol pas trop cher pour l'Inde, et finalement echouer, j'ai fini par trouver un vol directement aupres de la compagnie aerienne Air India, pour la modique somme de 350 euros, ce qui est tres loin des 450 voire 600 euros sur le net pour le meme vol. En plus, c'est un vol direct ! Ca m'evite de faire escale a Doha, Addis Abebba, ou meme encore Londres ou Paris ! Je suis fier de mon coup !
Je pars donc demain, Vendredi 9 janvier pour Bombay. Je decolle a 14h, et arriverai un peu avant 23h, next day.
Ca y est, je commence a stresser pour l'avion. Faut que je trouve un moyen de calmer ma 'tite phobie !
Confirmation, j'ai eu froid cette nuit, malgre mes couvertures !!
Les hotels de Nairobi sont les memes que ceux de Mombasa, (standing legerement superieur toutefois) a une difference pres : les ventilateurs plafonniers a Mombasa sont remplaces par des couvertures a Nairobi ! La temperature est pourtant la meme, c'est fou ce que l'humidite fait varier la sensation de chaleur.
Toujours autant de gens et de voitures dans les rues.
Tres peu de sollicitations ici pour prendre un taxi, faire un safari, acheter telle ou telle babiole... C'est plutot l'indifference qui regne. Je ne m'en plains pas, ca fait du bien de ne pas etre harcele tous les 10 metres. Mais il faut cependant rester sur ses gardes, les pick pockets sont legion ici, soit disant...
Tres tres peu de femmes voilees ou on ne voit a peine que les yeux, alors que sur la cote il y en a partout, et tres peu egalement d'habits traditionnels ; les gens s'habillent moderne.
Je reste encore stupefait de la modernite et de la proprete de la ville...
Meme les fiers matatus se sont occientalises. Il n'y a guere que les couleurs flashy qui restent. Les slogans ou noms si genialement candides sur les anciens matatu du style "Allah is Great", "Barack Obama", "Marylin Monroe" sont remplaces par d'autres plus tendance. L'interieur est tres soigne et tres charge genre "l'interieur d'une limousine tout droit sortie d'un clip de Mariah Carey", ou de tout autre star du Rap-RnB... On en joue d'ailleurs sur l'ecran plasma qui trone juste derriere le conducteur, pour abreuver les passagers de ce son agressif ou groovy... Le soir, ces matatus des temps modernes s'illuminent de toute part sur un registre tres lounge, neons rouge, lumiere noire... Ils ont presque l'air de boites de nuit roulantes !!!
Bref, l'authenticite et la simplicite de l'Afrique est bien loin ici a Nairobi. C'est un peu triste, mais c'est comme ca.
Comme je le disais hier, l'Inde m'attend et j'ai hate d'y etre et de voir a quoi cela ressemble.
J'ai encore quelques broutilles a faire avant de partir, je vais y aller.
A bientot, en Inde !
jeudi 8 janvier 2009
mercredi 7 janvier 2009
Nairobi, l'insoupconnable
Hello !
Me voici a Nairobi, apres encore un voyage de 10h de bus, cense durer 7h. Mais je suis maintenant habitue a tout cela, et je pense aussi que cela ne vous surprend plus non plus !
Nnous devons en partie ce retard a tous ces travaux titantesques entrepris pour moderniser et renover 'Mombasa highway'. Nous avons eu de nombreuses deviations tres... sport !
Et nous avons perdu une heure dans les bouchons de Nairobi. A seulement 16h30 ! J'ai ete impressionne du traffic de Nairobi. Compact, dense, sature. Nuages de pollution, nuees de gens, non de non quelle est cette ville !!
Il y fait la meme temperature qu'a Mombasa (28 ici contre 30 la-bas), mais l'air n'est pas humide et le soir il fait presque froid ! (Je dormirai ce soir avec drap ET couverture en les supportant tres bien ! Et je chercherai deliberement les rayons du soleil au petit matin pour me rechauffer, la ou je les fuyais jusqu'a present pour m'epargner de grandes degoulinades !)
Les gens ont l'air de deferler sur les trottoirs partout, de toutes parts, dans un flux ininterrompu et submergeant. J'ai peine a y croire ! Je ne m'attendais pas du tout a ca. Je pense que l'introduction a Bombay et l'Inde est toute trouvee !
Mais quel changement par rapport au reste l'Afrique ... Voici le monde civilise. Quel contraste avec le reste du pays, meme Mombasa. Des rues et avenues nickel, des buildings modernes, des magasins partout... Des gens bien habilles, bien odorises (les fortes odeurs de parfum remplacent les fortes odeurs naturelles, et je ne m'en plains pas), des filles et des femmes kenyannes, sans doute les plus grandes au monde... La taille de beaucoup de femmes ici est impressionnante. La plupart d'entre elles depassent aisement le metre 80 et toutes savent largement mettre en valeur leur formes tres attirantes ! Mon compteur s'affole, je ne sais plus ou donner des yeux !
Mais combien y a-t-il de voitures/bus au metre carre ici ? Je n'ai toujours pas compris comment notre bus avait reussi a se frayer un chemin jusqu'a la petite place debordante de matatus qui fait office de gare routiere. Le traffic est dense, mais tellement dense que tout le monde est a l'arret, les vehicules dans tous les sens essayant a qui mieux mieux de forcer le passage. Dans les interstices entre les vehicules, toujours ces pietons, ce flux incessant...
Une seule loi semble de vigueur : le plus gros est le plus fort et passe le premier. Un concert de klaxons est gracieusement offert a nos oreilles. Meme loi : les plus gros engins ont souvent les plus forts decibels pour intimider l'autre et se faire une place. Meme les pauvres feux de circulation ont peine a gerer cette masse infernale. Quand tout a coup, on distingue au milieu de tout ca un policier avec un maigre sifflet et des gants blanc gerer le traffic... ! Le pauvre ! Intoxication garantie en 20 minutes. Mais c'est surtout dangereux !
Mon hotel est a 20 metres de la "petite" gare routiere, une aubaine.
Les gaz d'echappements me tiraillent la gorge et me piquent les yeux. J'avance a l'aveuglette dans ce nuage de fumees nauseabondes.
Tous ces gens... je n'en reviens pas. Je suis au coeur de la fourmiliere kenyanne. Nairobi est la reine, les habitants ses ouvrieres. Je suis un corps etranger. Vais-je me faire refoule ? Attaque ? Cuisine a la kenyanne ? Je ne me laisserai pas faire et vais me battre !
Premiere victoire : le supermarche Tusky a son heure de pointe... Une fourmiliere dans la fourmiliere... Des files d'attentes devant les caisses... Interminables... J'en ressors digere et malaxe au bout de 30min d'attente, presqu'expulse par le mouvement de foule et la mecanique de la caisse. Au suivant !
Deuxieme victoire : deambuler tant que faire se peut sur les pourtant larges trottoirs de la ville, slalomer entre les buildings en n'ayant qu'une vague idee de mon chemin et trouver un cyber cafe pour un rapide check des mails.
Puis trouver un resto genre fast food en guise de diner. Il est 18h30, la nuit commence a tomber. Je suis dans la ville soit disant la plus dangeureuse au monde... Johannesbourg, Lima et Mexico peuvent aller se rhabiller, Nairobi, me voici. Devoile moi tes dessous et fait moi fremir...!
Victoire suivante ; il fait nuit, j'ai fait quelques provisions, achete de quoi petit-dejeuner, j'ai dine, checke les mails, je suis a l'hotel, dans ma chambre, entier, a peine effarouche !
Mais j'ai parle trop vite...
La nuit sera mon enfer... Des blacks parlant de vive voix a deux pas de ma porte, (chambre proche de la reception), rigolant, s'exclafant a outrance, radio et tele crachant un son nefaste pour mes oreilles et mon sommeil... Je n'en peux plus, j'abdique, Elle aura eu ma peau, c'est le signal, je dois partir...
Je ressens l'appel pressant de l'Inde, et le depart n'a jamais ete aussi proche. Mon vol Bombay-Bangkok dans mon billet tour du monde a bien ete repousse au 1er mars : Merci Papa ; ma toute nouvelle carte bleue qui ne marchait pas fonctionne finalement : merci la banque (c'est tres ironique... j'etais furieux), et le vol Nairobi-Bombay est pratiquement decide, il ne me reste plus qu'a l'acheter.
Encore un jour ici, et je m'envole pour d'autres contrees, cette fois-ci totalement inconnues de moi... Le grand saut est maintenant... L'Afrique me manque deja. J'ai malheureusement la persistance d'un sentiment d'inaccomplissement, d'inacheve ici en Afrique. Aventures malheureuses avec mon ancien comparse americain, ou nous allions de point en point sans savoir ou nous allions, sans se restaurer et parfois meme sans avoir un seul sou sur nous... Cette semaine de precaire vadrouille aura eu raison de ma volonte et de ma sante et aura pour ainsi dire bien entame mon energie dans ce voyage.
Vous etes nombreux a me demander comment ca va, dans ma tete, si je suis heureux. Alors je vais vous repondre. Quand les choses ne se passent pas comme vous le voulez, que nous n'etes que passif et avez un sentiment d'impuissance et que la situation vous porte au lieu d'agir sur votre environnement quand cela est pourtant vivement necessaire, on en ressort depite, degoute, agace, et surtout, fatigue. J'aurais voyage avec cet americain depuis les Chutes Victoria au Zimbabwe jusqu'a Zanzibar en Tanzanie, dont notamment 5 jours non-stop de bus locaux pour aller de la Zambie a Dar es Salaam en Tanzanie, via le Malawi... Erreintant.
Mais bizarrement, je ne le regrette pas et j'ai tire les lecons de cet enseignement inattendu. Nous avons vecu ensemble de tres bons moments, dans la douleur, mais nous avons trop accumule, nous avons voyage sans organisation, vite, trop vite, et nous sommes brules nos ailes de voyageur, et notre amitie naissante egalement. Dommage, mais je me devais de reagir. J'ai donc decide de continuer ma route seul, et c'est mieux ainsi.
C'est pourquoi je n'ai jamais tellement precise mes etats d'ames sur ce blog, d'une part par pudeur, d'autre part parce que je ne voulais pas faire etat de cette mauvaise passe dans laquelle je me suis laisse enrole (oui, je ne blame pas l'americain, j'etais la aussi). Je ne voulais alarme personne en ne communiquant presque que des choses negatives au niveau de mes emotions et ressentis. Et puis je me disais : "merde, c'est pas possible, pas possible d'en arriver la, de gacher ce debut d'experience unique pour laquelle j'ai bosse si dur pour la voir se concretiser..." Je n'ai rien dit car je ne pouvais pas accepter que ca se passe comme ca, trop dur a accepter.
Alors me voila maintenant, tout nouveau tout neuf, du moins je l'espere, pret a affronter l'inconnue indienne. Confiant. ... et Heureux !
Je vois defiler beaucoup de gens dans le cyber cafe ou j'use mes fesses depuis plusieurs heures. Et je peux observer les gens qui se succedent. Les femmes sont tres belles, tres bien habillees, parfois tres class, du petit tailleur strict a la robe chotoyante, parfois meme tres branchouille et bling bling avec ces grosses imitations de lunettes Chanel ou Dior... Ces noirs paraissent tres fiers de leur reussite, (de la reussite de l'occidentalisation de l'Afrique), parlant anglais en forcant sur un accent americain, so unatural and gross (pas naturel et exagere) mais qui est apparemment le must pour montrer a quelle classe sociale on appartient. J'ai moi meme tendance a parler anglais spontannement, je m'y sens oblige, contraint. Alors que jusqu'a maintenant, je commencais toujours par dire bonjour en swahili. C'est comme si la part culturelle du swahili etait deniee, reniee au profit d'un anglais synonyme de modernite, de reussite. Le swahili, c'est pas bien, cela montre le cote sous-developpe d'un pays et d'un continent. Tu parles swahili, t'es un bouzeux de la cambrousse, enfin, de la savane !
Mais tout modernises soient-ils, ils n'ont pas l'air encore tres aguerris a la technologie informatique et internet. Des conseilleurs-serveur-depanneurs tournent sans arret dans cette immense boutique (une bonne centaine de postes) pour sortir les usagers d'une mauvaise passe.
C'est bizarre, je me sens moins a l'aise, a nouveau dans la civilisation. On recommence a sentir le regard des autres, on sent l'importance des formules d'usage et de la morale de bienseance, on s'embrasse de maniere hyprocrite, enfin civilisee, car on n'oublie pas que la societe est un theatre ou l'on y joue en permance... Adieu la simplicite de la vie rurale, non developpee, la Vraie Vie, dure et cruelle, mais ou les gens sont encore simples et pas encore alienes a la culture urbaine, a "l'occidentalisation" de notre planete.
Mais je me rejouis de retrouver cela a nouveau en Inde !
J'entends deja les commentaires gavants du style : "he ben, il a bien change le Vincent, il est en train de devenir rasta ou altermondialiste..." Rassurez-vous, pas du tout ! Je ne suis pas (encore!) sur le point de tout plaquer pour devenir ermite en Himalaya !
Ceci etant, meme si je n'ai pas (encore) de rasta, j'ai une nouvelle coupe de cheveux !!! J'ai toujours rever de faire ca... Je me suis rase les cheveux ! Adieu ma blondeur ! Et Bonjour le vincent-ex-taulard ! Mais ma famille, qui m'a vu comme ca, trouve que ca me va pas trop mal...!
Je file vite, la nuit tombe.
Me voici a Nairobi, apres encore un voyage de 10h de bus, cense durer 7h. Mais je suis maintenant habitue a tout cela, et je pense aussi que cela ne vous surprend plus non plus !
Nnous devons en partie ce retard a tous ces travaux titantesques entrepris pour moderniser et renover 'Mombasa highway'. Nous avons eu de nombreuses deviations tres... sport !
Et nous avons perdu une heure dans les bouchons de Nairobi. A seulement 16h30 ! J'ai ete impressionne du traffic de Nairobi. Compact, dense, sature. Nuages de pollution, nuees de gens, non de non quelle est cette ville !!
Il y fait la meme temperature qu'a Mombasa (28 ici contre 30 la-bas), mais l'air n'est pas humide et le soir il fait presque froid ! (Je dormirai ce soir avec drap ET couverture en les supportant tres bien ! Et je chercherai deliberement les rayons du soleil au petit matin pour me rechauffer, la ou je les fuyais jusqu'a present pour m'epargner de grandes degoulinades !)
Les gens ont l'air de deferler sur les trottoirs partout, de toutes parts, dans un flux ininterrompu et submergeant. J'ai peine a y croire ! Je ne m'attendais pas du tout a ca. Je pense que l'introduction a Bombay et l'Inde est toute trouvee !
Mais quel changement par rapport au reste l'Afrique ... Voici le monde civilise. Quel contraste avec le reste du pays, meme Mombasa. Des rues et avenues nickel, des buildings modernes, des magasins partout... Des gens bien habilles, bien odorises (les fortes odeurs de parfum remplacent les fortes odeurs naturelles, et je ne m'en plains pas), des filles et des femmes kenyannes, sans doute les plus grandes au monde... La taille de beaucoup de femmes ici est impressionnante. La plupart d'entre elles depassent aisement le metre 80 et toutes savent largement mettre en valeur leur formes tres attirantes ! Mon compteur s'affole, je ne sais plus ou donner des yeux !
Mais combien y a-t-il de voitures/bus au metre carre ici ? Je n'ai toujours pas compris comment notre bus avait reussi a se frayer un chemin jusqu'a la petite place debordante de matatus qui fait office de gare routiere. Le traffic est dense, mais tellement dense que tout le monde est a l'arret, les vehicules dans tous les sens essayant a qui mieux mieux de forcer le passage. Dans les interstices entre les vehicules, toujours ces pietons, ce flux incessant...
Une seule loi semble de vigueur : le plus gros est le plus fort et passe le premier. Un concert de klaxons est gracieusement offert a nos oreilles. Meme loi : les plus gros engins ont souvent les plus forts decibels pour intimider l'autre et se faire une place. Meme les pauvres feux de circulation ont peine a gerer cette masse infernale. Quand tout a coup, on distingue au milieu de tout ca un policier avec un maigre sifflet et des gants blanc gerer le traffic... ! Le pauvre ! Intoxication garantie en 20 minutes. Mais c'est surtout dangereux !
Mon hotel est a 20 metres de la "petite" gare routiere, une aubaine.
Les gaz d'echappements me tiraillent la gorge et me piquent les yeux. J'avance a l'aveuglette dans ce nuage de fumees nauseabondes.
Tous ces gens... je n'en reviens pas. Je suis au coeur de la fourmiliere kenyanne. Nairobi est la reine, les habitants ses ouvrieres. Je suis un corps etranger. Vais-je me faire refoule ? Attaque ? Cuisine a la kenyanne ? Je ne me laisserai pas faire et vais me battre !
Premiere victoire : le supermarche Tusky a son heure de pointe... Une fourmiliere dans la fourmiliere... Des files d'attentes devant les caisses... Interminables... J'en ressors digere et malaxe au bout de 30min d'attente, presqu'expulse par le mouvement de foule et la mecanique de la caisse. Au suivant !
Deuxieme victoire : deambuler tant que faire se peut sur les pourtant larges trottoirs de la ville, slalomer entre les buildings en n'ayant qu'une vague idee de mon chemin et trouver un cyber cafe pour un rapide check des mails.
Puis trouver un resto genre fast food en guise de diner. Il est 18h30, la nuit commence a tomber. Je suis dans la ville soit disant la plus dangeureuse au monde... Johannesbourg, Lima et Mexico peuvent aller se rhabiller, Nairobi, me voici. Devoile moi tes dessous et fait moi fremir...!
Victoire suivante ; il fait nuit, j'ai fait quelques provisions, achete de quoi petit-dejeuner, j'ai dine, checke les mails, je suis a l'hotel, dans ma chambre, entier, a peine effarouche !
Mais j'ai parle trop vite...
La nuit sera mon enfer... Des blacks parlant de vive voix a deux pas de ma porte, (chambre proche de la reception), rigolant, s'exclafant a outrance, radio et tele crachant un son nefaste pour mes oreilles et mon sommeil... Je n'en peux plus, j'abdique, Elle aura eu ma peau, c'est le signal, je dois partir...
Je ressens l'appel pressant de l'Inde, et le depart n'a jamais ete aussi proche. Mon vol Bombay-Bangkok dans mon billet tour du monde a bien ete repousse au 1er mars : Merci Papa ; ma toute nouvelle carte bleue qui ne marchait pas fonctionne finalement : merci la banque (c'est tres ironique... j'etais furieux), et le vol Nairobi-Bombay est pratiquement decide, il ne me reste plus qu'a l'acheter.
Encore un jour ici, et je m'envole pour d'autres contrees, cette fois-ci totalement inconnues de moi... Le grand saut est maintenant... L'Afrique me manque deja. J'ai malheureusement la persistance d'un sentiment d'inaccomplissement, d'inacheve ici en Afrique. Aventures malheureuses avec mon ancien comparse americain, ou nous allions de point en point sans savoir ou nous allions, sans se restaurer et parfois meme sans avoir un seul sou sur nous... Cette semaine de precaire vadrouille aura eu raison de ma volonte et de ma sante et aura pour ainsi dire bien entame mon energie dans ce voyage.
Vous etes nombreux a me demander comment ca va, dans ma tete, si je suis heureux. Alors je vais vous repondre. Quand les choses ne se passent pas comme vous le voulez, que nous n'etes que passif et avez un sentiment d'impuissance et que la situation vous porte au lieu d'agir sur votre environnement quand cela est pourtant vivement necessaire, on en ressort depite, degoute, agace, et surtout, fatigue. J'aurais voyage avec cet americain depuis les Chutes Victoria au Zimbabwe jusqu'a Zanzibar en Tanzanie, dont notamment 5 jours non-stop de bus locaux pour aller de la Zambie a Dar es Salaam en Tanzanie, via le Malawi... Erreintant.
Mais bizarrement, je ne le regrette pas et j'ai tire les lecons de cet enseignement inattendu. Nous avons vecu ensemble de tres bons moments, dans la douleur, mais nous avons trop accumule, nous avons voyage sans organisation, vite, trop vite, et nous sommes brules nos ailes de voyageur, et notre amitie naissante egalement. Dommage, mais je me devais de reagir. J'ai donc decide de continuer ma route seul, et c'est mieux ainsi.
C'est pourquoi je n'ai jamais tellement precise mes etats d'ames sur ce blog, d'une part par pudeur, d'autre part parce que je ne voulais pas faire etat de cette mauvaise passe dans laquelle je me suis laisse enrole (oui, je ne blame pas l'americain, j'etais la aussi). Je ne voulais alarme personne en ne communiquant presque que des choses negatives au niveau de mes emotions et ressentis. Et puis je me disais : "merde, c'est pas possible, pas possible d'en arriver la, de gacher ce debut d'experience unique pour laquelle j'ai bosse si dur pour la voir se concretiser..." Je n'ai rien dit car je ne pouvais pas accepter que ca se passe comme ca, trop dur a accepter.
Alors me voila maintenant, tout nouveau tout neuf, du moins je l'espere, pret a affronter l'inconnue indienne. Confiant. ... et Heureux !
Je vois defiler beaucoup de gens dans le cyber cafe ou j'use mes fesses depuis plusieurs heures. Et je peux observer les gens qui se succedent. Les femmes sont tres belles, tres bien habillees, parfois tres class, du petit tailleur strict a la robe chotoyante, parfois meme tres branchouille et bling bling avec ces grosses imitations de lunettes Chanel ou Dior... Ces noirs paraissent tres fiers de leur reussite, (de la reussite de l'occidentalisation de l'Afrique), parlant anglais en forcant sur un accent americain, so unatural and gross (pas naturel et exagere) mais qui est apparemment le must pour montrer a quelle classe sociale on appartient. J'ai moi meme tendance a parler anglais spontannement, je m'y sens oblige, contraint. Alors que jusqu'a maintenant, je commencais toujours par dire bonjour en swahili. C'est comme si la part culturelle du swahili etait deniee, reniee au profit d'un anglais synonyme de modernite, de reussite. Le swahili, c'est pas bien, cela montre le cote sous-developpe d'un pays et d'un continent. Tu parles swahili, t'es un bouzeux de la cambrousse, enfin, de la savane !
Mais tout modernises soient-ils, ils n'ont pas l'air encore tres aguerris a la technologie informatique et internet. Des conseilleurs-serveur-depanneurs tournent sans arret dans cette immense boutique (une bonne centaine de postes) pour sortir les usagers d'une mauvaise passe.
C'est bizarre, je me sens moins a l'aise, a nouveau dans la civilisation. On recommence a sentir le regard des autres, on sent l'importance des formules d'usage et de la morale de bienseance, on s'embrasse de maniere hyprocrite, enfin civilisee, car on n'oublie pas que la societe est un theatre ou l'on y joue en permance... Adieu la simplicite de la vie rurale, non developpee, la Vraie Vie, dure et cruelle, mais ou les gens sont encore simples et pas encore alienes a la culture urbaine, a "l'occidentalisation" de notre planete.
Mais je me rejouis de retrouver cela a nouveau en Inde !
J'entends deja les commentaires gavants du style : "he ben, il a bien change le Vincent, il est en train de devenir rasta ou altermondialiste..." Rassurez-vous, pas du tout ! Je ne suis pas (encore!) sur le point de tout plaquer pour devenir ermite en Himalaya !
Ceci etant, meme si je n'ai pas (encore) de rasta, j'ai une nouvelle coupe de cheveux !!! J'ai toujours rever de faire ca... Je me suis rase les cheveux ! Adieu ma blondeur ! Et Bonjour le vincent-ex-taulard ! Mais ma famille, qui m'a vu comme ca, trouve que ca me va pas trop mal...!
Je file vite, la nuit tombe.
samedi 3 janvier 2009
Un peu en retard...
Mais OUI, BONNE ANNEE mon cher blog et mes tres chers lecteurs !!!
L'annee n'a pas forcement bien commencee...
Un virus s'est malencontreusement introduit sur mon nouveau mini ordi m'empechant de le demarrer.
J'ai failli perdre toutes mes photos que j'avais sauvegarde dessus...
J'ai failli perdre un segment de vol dans mon billet tour du monde (l'idiote avait date mon vol Bombay - Bangkok pour le 1er janv 09 alors que c'est a cette date la que j'etait suppose arrive a Bombay....) et donc etre dans l'impossibilite de rejoindre Bangkok pour la suite...
Je dois tjrs appeler en Inde pour qu'ils acceptent de bien vouloir changer ce vol pour le 1er Mars.
Je suis encore et tjrs a Mombasa la "magnifique" en attente de visa indien, je commence a saturer...
Mais, je vais normalement bientot avoir un visa indien, Lundi m'a-t-on dit.
Mon ordi a ete pseudo repare par un pseudo specialiste des ordi a l'hotel ou nous etions avec ma famille. Donc je peux acceder a mes photos, mais j'ai toujours le virus et une mauvaise configuration sur l'ordi.
J'ai ENFIN MA ..... CARTE BLEUE ! ! ! Wahhhh, quel soulagement, je ne vais plus oblige d'emprunter des sommes folles a des gentils amis francais, et me trimballer sous mon short dans la rue.....
Et j'ai passe une semaine de reve avec ma famille dans un charmant hotel sur une plage de toute beaute !!!
Alors bonne annee a vous tous, all the best for this very new year ! Merci pour vos messages,
A tres bientot
L'annee n'a pas forcement bien commencee...
Un virus s'est malencontreusement introduit sur mon nouveau mini ordi m'empechant de le demarrer.
J'ai failli perdre toutes mes photos que j'avais sauvegarde dessus...
J'ai failli perdre un segment de vol dans mon billet tour du monde (l'idiote avait date mon vol Bombay - Bangkok pour le 1er janv 09 alors que c'est a cette date la que j'etait suppose arrive a Bombay....) et donc etre dans l'impossibilite de rejoindre Bangkok pour la suite...
Je dois tjrs appeler en Inde pour qu'ils acceptent de bien vouloir changer ce vol pour le 1er Mars.
Je suis encore et tjrs a Mombasa la "magnifique" en attente de visa indien, je commence a saturer...
Mais, je vais normalement bientot avoir un visa indien, Lundi m'a-t-on dit.
Mon ordi a ete pseudo repare par un pseudo specialiste des ordi a l'hotel ou nous etions avec ma famille. Donc je peux acceder a mes photos, mais j'ai toujours le virus et une mauvaise configuration sur l'ordi.
J'ai ENFIN MA ..... CARTE BLEUE ! ! ! Wahhhh, quel soulagement, je ne vais plus oblige d'emprunter des sommes folles a des gentils amis francais, et me trimballer sous mon short dans la rue.....
Et j'ai passe une semaine de reve avec ma famille dans un charmant hotel sur une plage de toute beaute !!!
Alors bonne annee a vous tous, all the best for this very new year ! Merci pour vos messages,
A tres bientot
vendredi 2 janvier 2009
Mombasa, seconde... et derniere j'espere !
Voici un petit resume de ces derniers jours, depuis Zanzibar, j'ai un peu lache le blog...
Apres Zanzibar donc, j'ai de nouveau passe une derniere nuit chez mes amis francais a Dar es Salaam. Heureusement qu'ils etaient la, je leur dois une fiere chandelle. Ils m'ont accueilli les bras ouverts et m'ont depanne financierement, car bien sur, je n'ai tjrs rien d'autre que ma carte de depannage avec laquelle on ne peut que payer dans les magasins, et pas retirer de l'argent dans un distributeur... MAIS, en Tanzanie, on ne paye QUE par cash dans les magasins... Bref, c'est bien ma veine...
Apres avoir pris mon billet la veille de mon depart, et failli ne pas avoir de place - apparemment le bus etait complet, mais l'afrique a cela de magique que l'on peut tjrs se depatouiller de quelle situation que ce soit - me voici donc dans un bus 2/2 (deux places de chaque cote de l'allee, et non pas 3 d'un cote et deux de l'autre) soit-disant grand luxe avec air conditionne et tout le tralala. Mais les charmes de l'afrique sont aussi ces imprevus et je me retrouve dans un 2/2 certes, mais sans air con et avec tres peu de place pour mes grandes jambes... Tant pis, le trajet est cense etre court (7h)
Mais cessons d'etre mauvaise langue. Le service en Afrique est de qualite ; en effet, dans chaque trajet en bus, qu'il soit court (6h, mais ce n'est que sur le papier) ou long (ca peut atteindre les 28h, mais c'est loin d'etre un record !! et heureusement pour moi, je ne les ai jamais experimentes !), vous vous voyez servi une boisson fraiche (en generale, qui trempe dans une eau froide dans une glaiciere ''pas trop'' douteuse) et deux petits gateaux secs (dont le gout est plus proche du carton d'emballage que de la creme vanille dont ils sont supposes etre fourres). Et ma foi, c'est somme toute tres appreciable, notamment quand on n'a pas eu le temps de prendre son petit dej !
Direction le Nord du pays, a Arusha, tout pres de la frontiere avec le Kenya, a deux pas du mythique Kilimandjaro. Nous mettrons finalement 10h de route. J'arriverai juste a la tombee de la nuit, ce qui, dans ces pays africains, et synonyme de '' je prends un taxi''. Chose que j'ai pris coutume de faire quand j'arrive de nuit dans une ville que je ne connais pas avec mon gros sac sur le dos pour faire les quelques kilometres qui me separent de mon auberge ou hotel miteux !
Le but est maintenant de trouver un safari pour le Serengueti, nom mythique qui resonne a n'en plus finir dans ma tete...
La tache est ardue car il y a beacoup de rabatteurs dans les rues et leur qualite d'orateur et de persuasion est impressionnante... J'essaye de marcher comme un blanc qui a deja un peu d'Afrique dans les pates, mais visiblement ca ne doit pas etre credible une seule seconde : une nuee de parfois 5 ou 6 rabatteurs fonce sur moi en proclamant les qualites de telle ou telle agence de safaris.
J'ai pris le parti de les ignorer car j'ai remarque, au bout de quelques "confrontations", que quoi que l'on dise, fasse ou reponde, les rabateurs ne vous lacherons pas, et leur parler est deja leur montrer un signe de faiblesse et une possibilite de vous faire embobiner. Et croyez-moi, meme en etant triplement averti, parfois, on tombe dans le panneau tellement ils sont persuasifs !
Je leur lache de temps en temps un petit "Hapana Asante" (Non Merci en Swahili) que j'essaye de faire le plus ferme possible mais cela ne fait parfois que renforcer leur pseudo interet pour le mzungu (blanc) qu'ils prennent en chasse ! " Ah you spik swahili mister, its goud".
Sinon, a ne pas leur parler, j'ai entendu pas mal de choses plutot marrante du style : "Ah mais tu peux parler au moins, ca ne te coute rien / tu hais les africains, tu hais les noirs mon ami, c pas bien / allez quoi, j'ai besoin de manger moi, ou alors donne moi ta chemise "... Bref, des arguments parfois completement inapropries !!
Ayant bien cherche, bien marchande, ayant meme eu de reel bon prix au grand desespoir des pauvres vendeurs qui voyaient leur plus value reduite a pas grand chose, ayant bien reflechi et retourne la question dans tous les sens, je me suis finalement resigne a ne pas aller au serengueti. La raison principale est que, si je partais, je devais prendre le risque de ne pas pouvoir accueillir ma famille a l'aeroport de Mombasa au Kenya, quelques jours plus tard, faute de temps... Et ca, pas possible !
L'autre raison est bien sur l'aspect financier de tels safaris.
Comptez entre 500 et 600 US $ pour 4 jours en camping... sans oublier les pourboires pour le guide : entre 5 et 15 US $ par jour... Plus l'eau, qui n'est jamais fournie. Bref, un petit gouffre financier pour mon budget de routard. Et je me suis console en me rappelant toutes les etendues sauvages et tous les animaux que j'avais deja vus auparavant en Namibie et Bostwana... Finalement, je les ai a peu pres tous vus, sauf le buffle, qui fait parti des Big 5 (avec l'elephant, le leopard, rhinoceros et lion. La girafe, l'hippo, le guepard n'en font pas parti mais j'ai eu la chance de les voir).
Alors il ne me reste plus qu'a rejoindre Mombasa directement sans passer par Nairobi, ce qui m'obligerait a y passer une nuit, en raison de la longueur des trajets.
La encore, c'est mission impossible pour passer inapercu des rabatteurs dans la gare routiere... Cette fois-ci ils sont une bonne dizaine a s'accrocher a mes bras (veridique, ils te serrent la main pour dire bonjour et ne la lache plus, et gagne meme du terrain sur l'avant bras !!) ce qui fait que je traine malgre moi une bonne queue-leu-leue sur une dizaine de metres ! Heureusement que je ne viens qu'en reperage. J'ai aussi appris cela avec le temps, cela permet de prendre son temps pour bien situer ou et comment on va pouvoir acheter ce que l'on souhaite. Et ce, loin des rabatteurs et autre enquiquineurs.
Je reviens le lendemain par un autre chemin (vous n'imaginez pas comme certains ont la memoire des visages - et vetements egalement !) et vais me dirige d'un pas decide au bureau de la compagnie Raqib, ou Perfect, ou heu.. Tahmeed, enfin de toutes les 3 en meme temps !!! Des bus existent pour chacune d'entre elles, mais l'office est identique ! Et 12000 schillings plus tard (7 euros), je repars tout content mon billet a la main. Il ne me reste plus qu'a flaner dans les rues d'Arusha, essayer de marchander quelques magnifiques bracelets massai, tout ca, sans crainte d'affronter les rabatteurs puisque je ne cherche rien en particulier. Il y en a un qui marchera avec moi pendant 20 minutes, me raccompagnant jusqu'a mon auberge, voulant me vendre a tout prix de teintures de mediocre qualite aux motifs parfois tres suggestifs ! Cela nous a valu a tous les deux de bons eclats de rire et une occasion unique de parler un peu local avec un local !
Mon maigre vocabulaire en swahili fait de temps en temps son effet et c'est appreciable car la barriere qu'ils ont avec "le blanc" a tendance a sauter plus facilement, et alors une relation plus authentique (autre que basee sur l'argent) peut commencer. Et ca.... c'est priceless, ca n'a pas de prix, je pourrai me droguer au rire et a la gentillesse africains.
J'ai rencontre un autralien un peu roots mon dernier jour. Il donne des cours de swahili ici alors forcement, il le parle bien ! quel bonheur de se sentir au plus proche de la population locale, de se sentir en securite dans la rue le soir et la nuit, de pouvoir approcher au plus pres la relation avec les habitants, meme si celle-ci reste souvent tres simple, rudimentaire et ephemere...
Je suis impressionne par la facilite avec laquelle il evolue dans ce monde pourtant difficile pour un blanc. Il m'emmene dans un resto indien, enfin un resto... un garagiste marchand de pneus le jour qui se transforme en grill-barbecue sur le trottoir le soir !! Bain de foule assure pour y aller car nous passons par le marche, ces fameux marches africains ou tout se trouve a meme le sol, ou il y a des couleurs, des tas de gens, des chariottes, des embouteillages, des cris, des rires, beaucoup beaucoup de vie. Et de la pauvrete, toujours. Mais un tel eclat dans le regard...
(Ceci etant, bien souvent, les plus pauvres des plus pauvres qui mandient dans les rues n'ont pas ce regard brillant. Ils sont souvent estropies, ont la polio, sont habilles de guenilles, sont aveugles, sont sales et puent, et ont l'air abandonnes de tous. C'est une image bien difficile a regarder et a assimiler. Ma derniere image en tete : un pauvre malheureux ayant la polio et marchant a "4 pattes", sur ses mains et genoux, traversant a toute allure une avenue tres passante de Mombasa, et manquant de se faire faucher par un matatu qui passait en trombe a ce moment-la... )
Je pars donc le lendemain pour Mombasa, sur la route nous croisons le majestueux Kilimandjaro, pret, tout pret de la route, nous livrant de la plus belle facon ses maigres neiges eternelles subsistantes... Le temps s'arrete, ce moment est magique, un mythe africain vient de se reveler a moi, je n'ai meme pas le temps de degainer mon appareil photo a temps, tant pis, je n'ai qu'une vague photo ou j'arrive a peine a Le distinguer... Qu'importe, la dictature de la photo n'aura pas eu raison de moi cette fois-ci (et pour UNE fois !) et j'emporterai ce souvenir grave au plus profond de ma memoire. Et le safari manque au Serengueti ne lui en donne que plus de valeur. Un jour, un jour peut-etre, je reviendrai et je le verrai...
La route jusqu'a la frontiere se fait sans problemes, j'ai mon visa tres facilement egalement (50US$) et la les choses se pimentent un peu plus, heureusement, c'etait presque trop facile !
La route devient une piste poussiereuse avec des rocailles un peu partout et le chauffeur tient a maintenir la vistesse qu'il avait sur la bonne route goudronnee... On a donc desormais l'impression de participer au Paris Dakar, d'etre dans un de ces bolides qui fonce sur les pistes ensablees de la steppe... J'ai beau etre assis, mes jambes ne cessent de se derober en permanence sous mon siege ! Ca brinquebale, balance, projette, secoue dans tous les sens... Mais cela n'effraie pas le chauffeur ! Il continue de bon coeur a nous entrainer a l'interieur de cette magnifique steppe kenyanne ou la terre est furieusement rouge et ou les masais portent leurs merveilleux ornements guerriers.
Je vois enfin pour la premiere fois des femmes masais qui arborent leurs somptueux bijoux confectionnes de perles de toutes les couleurs... C'est d'une telle classe... Elles ont vraiment fiere allure. Les hommes portent plusieurs tuniques d'un tissu ecossais, a carreau, rayures ou uni aux couleurs allant du rouge au violet. La encore, quelle allure ! C'est de toute beaute.
Malheureusement, toutes ces images ne sont que tres furtives etant donne la vitesse et la poussiere dont nous, pauvres passagers, nous sommes les proies !
Apres 4h de 'shaking' intensif, nous rallions la fameuse autoroute "mombasa Highway" qui relie l'Ouganda et Nairobi a la mer, a Mombasa.
Je pense que le terme de chauffard devient un euphemisme pour decrire la conduite des usagers de cette route... Il n'y a que deux voies, mais la maigre surface de goudron (pardon les TP, d'enrobee !!) est largement surexploitee dans ses moindres recoins ! Ca se double dans tous les sens, il y a des carcasses de pneus exploses tous les 10 metres, des camions accidentes sur le bord de la route, uniquement signales par des branchages (parfois juste quelques feuilles !!) deposes a 1, puis 5 puis 10 metres du camion par les conducteurs qui tentent de reparer leur grosse machine ou de changer a plusieurs une enorme roue... Un monde a part entiere avec ses codes bien etablis ou le danger est partout !
En ayant observe ces "chauffeurs de l'extreme" (oui petite hyperbole !), je me suis apercu de la signification de tous les coups de klaxon incessants et signes de la main imperceptibles pour nous autre novices.
Cela peut vouloir dire :
- "pousse toi de la que j'm'y mette",
- "bouge pas j'te double",
- "hey connard, c'etait a moi de passer"
- " tu peux me dire si ya quelqu'un en face" : ca c'est quand notre bus s'est engage a doubler un camion alors que nous sommes sur une pente et que nous n'avons aucune visibilite...
- "hey salut mohammed comment ca va ? et la famille ca va ? et la femme ? et la grand mere ?" ca c'est qd le chauffeur klaxonne par plein de petits coups successifs pdt 30 secondes (ca fait TRES long, notamment quand on etait sur le point de s'endormir) et que l'autre a cote lui repond de meme, a renfort de grands cris et signes de la main...!
Tout cela sous le regard bienveilllant et parfois un rien etonne des babouins !
La peripherie de Mombasa est un vrai bidonville ; mais qu'est-ce que c'est saaaale. Parfois des montagnes d'immondices reposent par terre et semblent deja avoir un certain age. Tout est gris, noir, poussiereux, sale, sale, sale... Des pauvres, beaucoup. Les trottoirs deja satures par les dechets trouvent tout de meme de la place pour heberger ces pauvres gens, qui dorment a meme le sol.
Des enfants, plus sales que sale, occupent les terres-pleins centraux des grandes avenues de Mombasa. Ils m'attrapent le bras et me demande de l'argent. Leurs vetements sont des guenilles indescriptibles de misere. Ils sont parfois shootes a la colle ou autre solvant, les yeux hagards, plonges dans un monde imaginaire surement meilleur que les gaz d'echappements dans lesquels ils vivent. C'est triste a en pleurer. C'est d'ailleurs les images les plus difficiles que j'ai eu a endurer jusqu'a maintenant. D'autres sont vautres par terre a meme la salete et semblent jouer ou dormir.
Le plus dur dans tout ca : passer mon chemin. C'est terrible...
La culpabilite m'assaille et ma gorge retient un sanglot. Mes yeux s'humidifient derriere mes lunettes noires. Cela ne devrait pas exister. C'est trop dur a souffrir.
Mais la vie est partout autour et personne ne semble ne se soucier d'eux plus que cela. Je ne suis pas venu pour les "sauver", je suis la, c'est deja tout ce que je peux pour eux. Et la realite me rattrape et bat en breche ces instants de profonde humanite. Je dois trouver un endroit ou dormir et un petit snack ou me restaurer avant la tombee de la nuit.
Je vais passer ainsi 3 jours a Mombasa, dormant beaucoup, visitant peu, me reposant enormement. Les hotels ont la classe d'un cloaque et n'ont rien a envier a la sinistrose de ceux de Dar es Salaam.
Mais qu'importe puisque ce n'est que passager, puisque l'on si fait finalement, puisque je vois ma famille demain, tout a l'heure, tout de suite !!!
Le lendemain.
Je suis a l'aeroport international de Mombasa (jamais vu un aeroport international aussi petit). Il est 6h30. je me suis leve il y a une demi heure. Enfin, presque une heure, a cause des gentils muezzins qui font brayer leur megaphone des 5h45...
L'avion n'arrive toujours pas. La compagnie aerienne qui fait le voyage ne s'affiche meme pas sur le bel ecran plasma... Il arrive finalement a 8h15. avec seulement 3/4 d'heure de retard. Mais c'etait sans compter sur le passage a l'immigration que j'avais etrangement raye de mon esprit. Ils arriveront dans la salle de debarquement a 9h30. L'excitation et stress du debut ont eu largement le temps de s'amenuir pour laisser place a un agacement tout relatif et un leger desespoir de vraiment Les revoir un jour. Mais au bout de trois tres longues heures, Les voici, Ils sont la ! Quel Bonheur !
Notre sejour a l'hotel Neptune, a une quarantaine de km au sud de Mombasa, etait parfait. Plage de sable blanc et mer turquoise etaient notre quotidien. Cela me donnait un certain arriere gout de Zanzibar. Flute, je vais finir par m'habituer a ce contexte paradisiaque ! Cela devient presque routinier, coquillages et crustaces, cocotiers, sable fin, bla bla bla...!!!
Abondance de nourriture, qui aura presque deplu a mon estomac habitue a une alimentation plus frugale.
Gentillesse des serveurs et serveuses de notre table.
Beaucoup beaucoup de francais, anglais et allemands qui tiraient tous la gueule. Insense.
Quelques familles kenyannes avec leur 5o-douze enfants !!
Et beaucoup beaucoup de Bien avec sa Famille.
Merci les parents pour ce TRES beau cadeau de Noel !
Ce fut aussi l'occasion d'echanger quelques maigres cadeaux de Noel. Pour ma part, je leur ai offert quelques babiolles kenyannes "souvenirs d'Afrique" pour marquer le coup symboliquement. Ils en etaient ravis.
J'ai pour ma part recu un bel ordi portable sur lequel j'ai eu le malheur de mettre toutes mes photos, en les enlevant de la carte memoire de mon appareil photo... Erreur fatale, j'ai introduit un virus avec ma cle USB et je ne pouvais plus rallumer mon tout nouvel ordi a peine utilise.... RAGE ! j'etais furieux. Et desespere. Pour les photos et pour l'ordi.
Finalement, apres un 'bref' depannage informatique, j'ai pu avoir acces a mes photos a nouveau. Mais l'ordi est tjrs dans un sale etat. A voir en Inde. Donc toujours pas de photos a mettre sur le blog... Patience mon enfant, patience !
Ma famille est partie le 31 au matin, j'ai pu rester une nuit de plus, histoire de ne pas passer le reveillon seul a Mombasa dans un hotel miteux et me coucher a 21h !
Fastueux reveillon au Neptune, ou j'ai meme dine a quelques tables de Sophie Davant et son marie Pierre Sled, et leurs enfants, deux ado de 14 et 16 visiblement. Elle, est vraiment tres belle, meme en vrai. J'etais je dois dire assez impressionne par cette femme ! Je n'ai pas ose les accoster... Ma timidite est revenue d'un seul coup !
Puis il faut partir, reprendre les matatu (le premier que je pris crevera au bout de 500 metres et le mec ne voulais pas me rembourser.. Normal, il m'avait vu sortir de l'hotel a touristes.. J'etais grille), puis le ferry (la ville de Mombasa est sur une ile), et retrouver un hotel un peu moins glauque que la derniere fois...
Mais laissons place aux voeux de la nouvelle annee. Je reprendrai mon monologue apres !
Apres Zanzibar donc, j'ai de nouveau passe une derniere nuit chez mes amis francais a Dar es Salaam. Heureusement qu'ils etaient la, je leur dois une fiere chandelle. Ils m'ont accueilli les bras ouverts et m'ont depanne financierement, car bien sur, je n'ai tjrs rien d'autre que ma carte de depannage avec laquelle on ne peut que payer dans les magasins, et pas retirer de l'argent dans un distributeur... MAIS, en Tanzanie, on ne paye QUE par cash dans les magasins... Bref, c'est bien ma veine...
Apres avoir pris mon billet la veille de mon depart, et failli ne pas avoir de place - apparemment le bus etait complet, mais l'afrique a cela de magique que l'on peut tjrs se depatouiller de quelle situation que ce soit - me voici donc dans un bus 2/2 (deux places de chaque cote de l'allee, et non pas 3 d'un cote et deux de l'autre) soit-disant grand luxe avec air conditionne et tout le tralala. Mais les charmes de l'afrique sont aussi ces imprevus et je me retrouve dans un 2/2 certes, mais sans air con et avec tres peu de place pour mes grandes jambes... Tant pis, le trajet est cense etre court (7h)
Mais cessons d'etre mauvaise langue. Le service en Afrique est de qualite ; en effet, dans chaque trajet en bus, qu'il soit court (6h, mais ce n'est que sur le papier) ou long (ca peut atteindre les 28h, mais c'est loin d'etre un record !! et heureusement pour moi, je ne les ai jamais experimentes !), vous vous voyez servi une boisson fraiche (en generale, qui trempe dans une eau froide dans une glaiciere ''pas trop'' douteuse) et deux petits gateaux secs (dont le gout est plus proche du carton d'emballage que de la creme vanille dont ils sont supposes etre fourres). Et ma foi, c'est somme toute tres appreciable, notamment quand on n'a pas eu le temps de prendre son petit dej !
Direction le Nord du pays, a Arusha, tout pres de la frontiere avec le Kenya, a deux pas du mythique Kilimandjaro. Nous mettrons finalement 10h de route. J'arriverai juste a la tombee de la nuit, ce qui, dans ces pays africains, et synonyme de '' je prends un taxi''. Chose que j'ai pris coutume de faire quand j'arrive de nuit dans une ville que je ne connais pas avec mon gros sac sur le dos pour faire les quelques kilometres qui me separent de mon auberge ou hotel miteux !
Le but est maintenant de trouver un safari pour le Serengueti, nom mythique qui resonne a n'en plus finir dans ma tete...
La tache est ardue car il y a beacoup de rabatteurs dans les rues et leur qualite d'orateur et de persuasion est impressionnante... J'essaye de marcher comme un blanc qui a deja un peu d'Afrique dans les pates, mais visiblement ca ne doit pas etre credible une seule seconde : une nuee de parfois 5 ou 6 rabatteurs fonce sur moi en proclamant les qualites de telle ou telle agence de safaris.
J'ai pris le parti de les ignorer car j'ai remarque, au bout de quelques "confrontations", que quoi que l'on dise, fasse ou reponde, les rabateurs ne vous lacherons pas, et leur parler est deja leur montrer un signe de faiblesse et une possibilite de vous faire embobiner. Et croyez-moi, meme en etant triplement averti, parfois, on tombe dans le panneau tellement ils sont persuasifs !
Je leur lache de temps en temps un petit "Hapana Asante" (Non Merci en Swahili) que j'essaye de faire le plus ferme possible mais cela ne fait parfois que renforcer leur pseudo interet pour le mzungu (blanc) qu'ils prennent en chasse ! " Ah you spik swahili mister, its goud".
Sinon, a ne pas leur parler, j'ai entendu pas mal de choses plutot marrante du style : "Ah mais tu peux parler au moins, ca ne te coute rien / tu hais les africains, tu hais les noirs mon ami, c pas bien / allez quoi, j'ai besoin de manger moi, ou alors donne moi ta chemise "... Bref, des arguments parfois completement inapropries !!
Ayant bien cherche, bien marchande, ayant meme eu de reel bon prix au grand desespoir des pauvres vendeurs qui voyaient leur plus value reduite a pas grand chose, ayant bien reflechi et retourne la question dans tous les sens, je me suis finalement resigne a ne pas aller au serengueti. La raison principale est que, si je partais, je devais prendre le risque de ne pas pouvoir accueillir ma famille a l'aeroport de Mombasa au Kenya, quelques jours plus tard, faute de temps... Et ca, pas possible !
L'autre raison est bien sur l'aspect financier de tels safaris.
Comptez entre 500 et 600 US $ pour 4 jours en camping... sans oublier les pourboires pour le guide : entre 5 et 15 US $ par jour... Plus l'eau, qui n'est jamais fournie. Bref, un petit gouffre financier pour mon budget de routard. Et je me suis console en me rappelant toutes les etendues sauvages et tous les animaux que j'avais deja vus auparavant en Namibie et Bostwana... Finalement, je les ai a peu pres tous vus, sauf le buffle, qui fait parti des Big 5 (avec l'elephant, le leopard, rhinoceros et lion. La girafe, l'hippo, le guepard n'en font pas parti mais j'ai eu la chance de les voir).
Alors il ne me reste plus qu'a rejoindre Mombasa directement sans passer par Nairobi, ce qui m'obligerait a y passer une nuit, en raison de la longueur des trajets.
La encore, c'est mission impossible pour passer inapercu des rabatteurs dans la gare routiere... Cette fois-ci ils sont une bonne dizaine a s'accrocher a mes bras (veridique, ils te serrent la main pour dire bonjour et ne la lache plus, et gagne meme du terrain sur l'avant bras !!) ce qui fait que je traine malgre moi une bonne queue-leu-leue sur une dizaine de metres ! Heureusement que je ne viens qu'en reperage. J'ai aussi appris cela avec le temps, cela permet de prendre son temps pour bien situer ou et comment on va pouvoir acheter ce que l'on souhaite. Et ce, loin des rabatteurs et autre enquiquineurs.
Je reviens le lendemain par un autre chemin (vous n'imaginez pas comme certains ont la memoire des visages - et vetements egalement !) et vais me dirige d'un pas decide au bureau de la compagnie Raqib, ou Perfect, ou heu.. Tahmeed, enfin de toutes les 3 en meme temps !!! Des bus existent pour chacune d'entre elles, mais l'office est identique ! Et 12000 schillings plus tard (7 euros), je repars tout content mon billet a la main. Il ne me reste plus qu'a flaner dans les rues d'Arusha, essayer de marchander quelques magnifiques bracelets massai, tout ca, sans crainte d'affronter les rabatteurs puisque je ne cherche rien en particulier. Il y en a un qui marchera avec moi pendant 20 minutes, me raccompagnant jusqu'a mon auberge, voulant me vendre a tout prix de teintures de mediocre qualite aux motifs parfois tres suggestifs ! Cela nous a valu a tous les deux de bons eclats de rire et une occasion unique de parler un peu local avec un local !
Mon maigre vocabulaire en swahili fait de temps en temps son effet et c'est appreciable car la barriere qu'ils ont avec "le blanc" a tendance a sauter plus facilement, et alors une relation plus authentique (autre que basee sur l'argent) peut commencer. Et ca.... c'est priceless, ca n'a pas de prix, je pourrai me droguer au rire et a la gentillesse africains.
J'ai rencontre un autralien un peu roots mon dernier jour. Il donne des cours de swahili ici alors forcement, il le parle bien ! quel bonheur de se sentir au plus proche de la population locale, de se sentir en securite dans la rue le soir et la nuit, de pouvoir approcher au plus pres la relation avec les habitants, meme si celle-ci reste souvent tres simple, rudimentaire et ephemere...
Je suis impressionne par la facilite avec laquelle il evolue dans ce monde pourtant difficile pour un blanc. Il m'emmene dans un resto indien, enfin un resto... un garagiste marchand de pneus le jour qui se transforme en grill-barbecue sur le trottoir le soir !! Bain de foule assure pour y aller car nous passons par le marche, ces fameux marches africains ou tout se trouve a meme le sol, ou il y a des couleurs, des tas de gens, des chariottes, des embouteillages, des cris, des rires, beaucoup beaucoup de vie. Et de la pauvrete, toujours. Mais un tel eclat dans le regard...
(Ceci etant, bien souvent, les plus pauvres des plus pauvres qui mandient dans les rues n'ont pas ce regard brillant. Ils sont souvent estropies, ont la polio, sont habilles de guenilles, sont aveugles, sont sales et puent, et ont l'air abandonnes de tous. C'est une image bien difficile a regarder et a assimiler. Ma derniere image en tete : un pauvre malheureux ayant la polio et marchant a "4 pattes", sur ses mains et genoux, traversant a toute allure une avenue tres passante de Mombasa, et manquant de se faire faucher par un matatu qui passait en trombe a ce moment-la... )
Je pars donc le lendemain pour Mombasa, sur la route nous croisons le majestueux Kilimandjaro, pret, tout pret de la route, nous livrant de la plus belle facon ses maigres neiges eternelles subsistantes... Le temps s'arrete, ce moment est magique, un mythe africain vient de se reveler a moi, je n'ai meme pas le temps de degainer mon appareil photo a temps, tant pis, je n'ai qu'une vague photo ou j'arrive a peine a Le distinguer... Qu'importe, la dictature de la photo n'aura pas eu raison de moi cette fois-ci (et pour UNE fois !) et j'emporterai ce souvenir grave au plus profond de ma memoire. Et le safari manque au Serengueti ne lui en donne que plus de valeur. Un jour, un jour peut-etre, je reviendrai et je le verrai...
La route jusqu'a la frontiere se fait sans problemes, j'ai mon visa tres facilement egalement (50US$) et la les choses se pimentent un peu plus, heureusement, c'etait presque trop facile !
La route devient une piste poussiereuse avec des rocailles un peu partout et le chauffeur tient a maintenir la vistesse qu'il avait sur la bonne route goudronnee... On a donc desormais l'impression de participer au Paris Dakar, d'etre dans un de ces bolides qui fonce sur les pistes ensablees de la steppe... J'ai beau etre assis, mes jambes ne cessent de se derober en permanence sous mon siege ! Ca brinquebale, balance, projette, secoue dans tous les sens... Mais cela n'effraie pas le chauffeur ! Il continue de bon coeur a nous entrainer a l'interieur de cette magnifique steppe kenyanne ou la terre est furieusement rouge et ou les masais portent leurs merveilleux ornements guerriers.
Je vois enfin pour la premiere fois des femmes masais qui arborent leurs somptueux bijoux confectionnes de perles de toutes les couleurs... C'est d'une telle classe... Elles ont vraiment fiere allure. Les hommes portent plusieurs tuniques d'un tissu ecossais, a carreau, rayures ou uni aux couleurs allant du rouge au violet. La encore, quelle allure ! C'est de toute beaute.
Malheureusement, toutes ces images ne sont que tres furtives etant donne la vitesse et la poussiere dont nous, pauvres passagers, nous sommes les proies !
Apres 4h de 'shaking' intensif, nous rallions la fameuse autoroute "mombasa Highway" qui relie l'Ouganda et Nairobi a la mer, a Mombasa.
Je pense que le terme de chauffard devient un euphemisme pour decrire la conduite des usagers de cette route... Il n'y a que deux voies, mais la maigre surface de goudron (pardon les TP, d'enrobee !!) est largement surexploitee dans ses moindres recoins ! Ca se double dans tous les sens, il y a des carcasses de pneus exploses tous les 10 metres, des camions accidentes sur le bord de la route, uniquement signales par des branchages (parfois juste quelques feuilles !!) deposes a 1, puis 5 puis 10 metres du camion par les conducteurs qui tentent de reparer leur grosse machine ou de changer a plusieurs une enorme roue... Un monde a part entiere avec ses codes bien etablis ou le danger est partout !
En ayant observe ces "chauffeurs de l'extreme" (oui petite hyperbole !), je me suis apercu de la signification de tous les coups de klaxon incessants et signes de la main imperceptibles pour nous autre novices.
Cela peut vouloir dire :
- "pousse toi de la que j'm'y mette",
- "bouge pas j'te double",
- "hey connard, c'etait a moi de passer"
- " tu peux me dire si ya quelqu'un en face" : ca c'est quand notre bus s'est engage a doubler un camion alors que nous sommes sur une pente et que nous n'avons aucune visibilite...
- "hey salut mohammed comment ca va ? et la famille ca va ? et la femme ? et la grand mere ?" ca c'est qd le chauffeur klaxonne par plein de petits coups successifs pdt 30 secondes (ca fait TRES long, notamment quand on etait sur le point de s'endormir) et que l'autre a cote lui repond de meme, a renfort de grands cris et signes de la main...!
Tout cela sous le regard bienveilllant et parfois un rien etonne des babouins !
La peripherie de Mombasa est un vrai bidonville ; mais qu'est-ce que c'est saaaale. Parfois des montagnes d'immondices reposent par terre et semblent deja avoir un certain age. Tout est gris, noir, poussiereux, sale, sale, sale... Des pauvres, beaucoup. Les trottoirs deja satures par les dechets trouvent tout de meme de la place pour heberger ces pauvres gens, qui dorment a meme le sol.
Des enfants, plus sales que sale, occupent les terres-pleins centraux des grandes avenues de Mombasa. Ils m'attrapent le bras et me demande de l'argent. Leurs vetements sont des guenilles indescriptibles de misere. Ils sont parfois shootes a la colle ou autre solvant, les yeux hagards, plonges dans un monde imaginaire surement meilleur que les gaz d'echappements dans lesquels ils vivent. C'est triste a en pleurer. C'est d'ailleurs les images les plus difficiles que j'ai eu a endurer jusqu'a maintenant. D'autres sont vautres par terre a meme la salete et semblent jouer ou dormir.
Le plus dur dans tout ca : passer mon chemin. C'est terrible...
La culpabilite m'assaille et ma gorge retient un sanglot. Mes yeux s'humidifient derriere mes lunettes noires. Cela ne devrait pas exister. C'est trop dur a souffrir.
Mais la vie est partout autour et personne ne semble ne se soucier d'eux plus que cela. Je ne suis pas venu pour les "sauver", je suis la, c'est deja tout ce que je peux pour eux. Et la realite me rattrape et bat en breche ces instants de profonde humanite. Je dois trouver un endroit ou dormir et un petit snack ou me restaurer avant la tombee de la nuit.
Je vais passer ainsi 3 jours a Mombasa, dormant beaucoup, visitant peu, me reposant enormement. Les hotels ont la classe d'un cloaque et n'ont rien a envier a la sinistrose de ceux de Dar es Salaam.
Mais qu'importe puisque ce n'est que passager, puisque l'on si fait finalement, puisque je vois ma famille demain, tout a l'heure, tout de suite !!!
Le lendemain.
Je suis a l'aeroport international de Mombasa (jamais vu un aeroport international aussi petit). Il est 6h30. je me suis leve il y a une demi heure. Enfin, presque une heure, a cause des gentils muezzins qui font brayer leur megaphone des 5h45...
L'avion n'arrive toujours pas. La compagnie aerienne qui fait le voyage ne s'affiche meme pas sur le bel ecran plasma... Il arrive finalement a 8h15. avec seulement 3/4 d'heure de retard. Mais c'etait sans compter sur le passage a l'immigration que j'avais etrangement raye de mon esprit. Ils arriveront dans la salle de debarquement a 9h30. L'excitation et stress du debut ont eu largement le temps de s'amenuir pour laisser place a un agacement tout relatif et un leger desespoir de vraiment Les revoir un jour. Mais au bout de trois tres longues heures, Les voici, Ils sont la ! Quel Bonheur !
Notre sejour a l'hotel Neptune, a une quarantaine de km au sud de Mombasa, etait parfait. Plage de sable blanc et mer turquoise etaient notre quotidien. Cela me donnait un certain arriere gout de Zanzibar. Flute, je vais finir par m'habituer a ce contexte paradisiaque ! Cela devient presque routinier, coquillages et crustaces, cocotiers, sable fin, bla bla bla...!!!
Abondance de nourriture, qui aura presque deplu a mon estomac habitue a une alimentation plus frugale.
Gentillesse des serveurs et serveuses de notre table.
Beaucoup beaucoup de francais, anglais et allemands qui tiraient tous la gueule. Insense.
Quelques familles kenyannes avec leur 5o-douze enfants !!
Et beaucoup beaucoup de Bien avec sa Famille.
Merci les parents pour ce TRES beau cadeau de Noel !
Ce fut aussi l'occasion d'echanger quelques maigres cadeaux de Noel. Pour ma part, je leur ai offert quelques babiolles kenyannes "souvenirs d'Afrique" pour marquer le coup symboliquement. Ils en etaient ravis.
J'ai pour ma part recu un bel ordi portable sur lequel j'ai eu le malheur de mettre toutes mes photos, en les enlevant de la carte memoire de mon appareil photo... Erreur fatale, j'ai introduit un virus avec ma cle USB et je ne pouvais plus rallumer mon tout nouvel ordi a peine utilise.... RAGE ! j'etais furieux. Et desespere. Pour les photos et pour l'ordi.
Finalement, apres un 'bref' depannage informatique, j'ai pu avoir acces a mes photos a nouveau. Mais l'ordi est tjrs dans un sale etat. A voir en Inde. Donc toujours pas de photos a mettre sur le blog... Patience mon enfant, patience !
Ma famille est partie le 31 au matin, j'ai pu rester une nuit de plus, histoire de ne pas passer le reveillon seul a Mombasa dans un hotel miteux et me coucher a 21h !
Fastueux reveillon au Neptune, ou j'ai meme dine a quelques tables de Sophie Davant et son marie Pierre Sled, et leurs enfants, deux ado de 14 et 16 visiblement. Elle, est vraiment tres belle, meme en vrai. J'etais je dois dire assez impressionne par cette femme ! Je n'ai pas ose les accoster... Ma timidite est revenue d'un seul coup !
Puis il faut partir, reprendre les matatu (le premier que je pris crevera au bout de 500 metres et le mec ne voulais pas me rembourser.. Normal, il m'avait vu sortir de l'hotel a touristes.. J'etais grille), puis le ferry (la ville de Mombasa est sur une ile), et retrouver un hotel un peu moins glauque que la derniere fois...
Mais laissons place aux voeux de la nouvelle annee. Je reprendrai mon monologue apres !
lundi 15 décembre 2008
Zanzibar, happy end !
Me voici rentre de Zanzibar.....
Pas de mots (ni de photos non plus, impossibles a telecharger de mon appareil..) pour decrire la beaute des lieux.. Une eau plus que turquoise, un sable extra blanc a en faire mal aux yeux, des cocotiers partout, des boutres (barques locales des pecheurs, semblables aux felouques du Nil), des beachboys "un rien" saoulants, des oursins (petites piquures sur le pied sans gravite ; merci la papaye qui fait des miracles de guerison !), un vrai PARADIS terrestre !
Je suis a Dar es salaam de nouveau, chez un couple d'amis francais expat', Marie (amie de psycho) et Karl, qui nous ont accueillis comme des pachas avec mon comparse americain (qui maintenant suit sa propre route).
Quel bonheur de gouter aux joies d'une douche dans une salle de bains decente, de prendre des vrais repas a table, de faire un plouf dans la piscine, de parler francais, de voir des tetes connues !!! AHHHH, un regal!
Je pars dans 2 jours a Arusha, tout pres du Kilimandjaro pour faire un safari de quelques jours et voir notamment le mythique Serengueti ! Que j'ai hate !
Et ensuite, comme je n'arrete pas de le dire, c'est Noel au KENYA avec la FAMILLE ! ! !
Pas de mots (ni de photos non plus, impossibles a telecharger de mon appareil..) pour decrire la beaute des lieux.. Une eau plus que turquoise, un sable extra blanc a en faire mal aux yeux, des cocotiers partout, des boutres (barques locales des pecheurs, semblables aux felouques du Nil), des beachboys "un rien" saoulants, des oursins (petites piquures sur le pied sans gravite ; merci la papaye qui fait des miracles de guerison !), un vrai PARADIS terrestre !
Je suis a Dar es salaam de nouveau, chez un couple d'amis francais expat', Marie (amie de psycho) et Karl, qui nous ont accueillis comme des pachas avec mon comparse americain (qui maintenant suit sa propre route).
Quel bonheur de gouter aux joies d'une douche dans une salle de bains decente, de prendre des vrais repas a table, de faire un plouf dans la piscine, de parler francais, de voir des tetes connues !!! AHHHH, un regal!
Je pars dans 2 jours a Arusha, tout pres du Kilimandjaro pour faire un safari de quelques jours et voir notamment le mythique Serengueti ! Que j'ai hate !
Et ensuite, comme je n'arrete pas de le dire, c'est Noel au KENYA avec la FAMILLE ! ! !
vendredi 12 décembre 2008
vendredi 5 décembre 2008
Lilongwe, Malawi
le 4 dec
Et nous voici partis, avec mon maitenant fidele comparse americain (rencontre pdt mon tour en Namibie), direction Lusaka.
Nous quittons la chaleur ardente de Livingstone a 7h30 le matin, avec un bus tout comfort et nous voici 7h plus tard a Lusaka, capitale de la Zambie.
La route est agreable et les paysages luxuriants ! Mais que de pauvrete partout. Neanmoins, je ne peux pas m'empecher de trouver cela beau. C'est pour moi l'image archetypale de l'Afrique, l'Afrique a l'etat brut, et a l'etat pur... Des femmes qui portent toutes sortes de charge sur leur tete, des gamins adorables qui jouent avec un rien dans les rues, ces memes rues si sales et si chaotiques, la campagne magnifiquement contrastee du vert de la vegetation et du rouge de la terre... Et ces noirs avec leur odeur si particuliere et leur eternel sourire.. Non, vraiment, je n'avais pas oublie cela du Senegal. Quel Bonheur !
Arrives a la station des bus, nous tournons un peu en rond pour en trouver un pour nous emmener au Malawi, a Lilongwe, la capitale.
Nous nous decidons un peu au dernier moment et sur un coup de tete car nous voulons arriver le plus vite possible la-bas.
Resultat, nous voici dans un bus "africain", cad avec des ranges de 5 sieges, 3 d'un cote de l'allee, 2 de l'autre. J'ai compte 70 passagers... Les sieges sont extremement etroits et ma carrure d'athelte en patit gravement ! Sans compter le gamin de la mama d'a cote qu'il faut porter sur nos genous car elle a deja son bebe sur les siens... Je commence, je le passe a Thymaya (mon pote americain) au bout de trois de chaleur moite et colante en plus de la temperature ambiante...
Pour la premiere fois de ma vie, j'ai les pieds gonfles !!! Drole d'impression !
Dans ce bus "africain", les choses se passent a l'africaine : un pretre catho qui vient precher dans le bus, ou plutot HURLER pdt 30 min un sermont, ponctue de nombreux amen reguliers ; au premier coup de frein, une enorme valise me tombe sur la tete ; un peu plus loin, a un passage secouant, des dizaines de morceaux de verre (d'environ 50cm sur 20) tombent dans l'allee manquant a tres peu de choses de poignarder ou de blesser gravement la pauvre dame en dessous ; une route desastreuses obligeant le pilote (a ce niveau oui, ce n'est plus un chauffeur mais bien un pilote) a de dangeureuses embardees, des films "africains" qui durent chacun 2h30, plus des clips, "africains", eux-aussi.... BREF, l'Afrique comme je l'aime, ENFIN, loin, TRES LOIN de l'Afrique du Sud et de la Namibie.
La route est interminable, interminable, interminable....
Le temps se degrade, nous avoisinons nombre d'orages menacants...
Nous entrons dans la montagne.
Il fait maintenant nuit noire.
Nous avons peur avec Thymaya... La meteo, la route, nos bagages, l'heure qui tourne, l'absence de lieu ou dormir, la ville d'arrivee (qui n'est pas Lilongwe mais juste une petite ville avant la frontiere), rien n'est pour nous rassurer.
Apres un calvaire pour les sens (tres fortes odeurs dans le car, jambes fourbues, impossibilite de dormir, musique forte), ces 8h de route nous amenent a Chipata, petite ville situee a 12km de la frontiere avec le Malawi.
Un gentil monsieur du bus nous emmene a la guest house la plus proche. 100 000 kwachas la nuit ? (22 US dollars) c cher mais tant pis, on ne va pas courrir le risque de se promener dans cette ville aux allures douteuses en pleine nuit.
le 5 dec
La nuit est salvatrice mais courte. Lever 7h pour organiser la suite de ce periple. Nous avons maintenant les yeux ouverts sur la ville de Chipata.. C'est hallucinant. Rues defoncees, pauvrete partout, marchands a la sauvette, la ville entiere parait vivre sur le sol, parmi les dechets en tous genre. C'est beau. J'ai envie de prendre des photos a chaque mouvement d'oeil. Mais pas le temps, nous devons trouver un taxi pour nous emmerner au poste frontiere. Un petit calvaire...!
Finalement, nous arriverons au poste frontiere. Les paysages me font fondre de bonheur. Tout est la pour ravir mes yeux. Les gens sont si beaux ! La terre si rouge.
Le visa est gratuit et il nous faudra attendre qd meme un peu au poste.
Nous trouvons un autre taxi pour nous emmener a la prochaine ville, d'ou nous prendrons un bus pour Lilongwe. Il faut attendre 30 min que 3 autres personnes remplissent le taxi : l'entassement est la regle ici ! Ca ne plait pas a Thymaya, je prends ca avec philosophie ! La beaute continue et nous voici a Mchiji. Le bus que nous voulons prendre s'avera un mini-bus local. Chouette, je vais enfin prendre mon premier !! Et cela s'averera au dela de mes esperances...! Rencontre avec une temoin de Jeovah qui est originaire du Congo et qui parle donc francais, le sol qui defile sous nos pieds a travers les trous dans la carrosserie, cette meme carrosserie brulante sous mes pieds car le moteur est juste en dessous... bref, un bonheur pour moi, trop frustre de ne pas avoir connu ca depuis le debut de mon voyage.
Au bout d'une heure et demi de route, nous arrivons a Lilongwe, qui arbore des airs etranges... Est-ce vraiment une capitale ? Ou sont les buildings ? Mais quelle est donc la geographie de la ville (tres etendue, avec parfois des bouts de campagne entre les "quartiers") ?
Nous sommes debarques avec les autres passagers au mega centre des bus qui draine tous les moyens de locomotion de la ville. Je pense que capharnaum a ete un mot invente pour decrire ce que je vois alors.... Un mic mac inextricable de bus, taxi, gens, etals (car c'est aussi le plus grand marche de la ville), dechets, masures... J'ai l'impression d'etre deja en Inde !
Nous trouvons un taxi mais visiblement pas le bon chauffeur : comprend pas un mot d'anglais... Cela devient tres drole. Je rigole nerveusement. Il ne fait que repeter betement ce que nous tentons de lui faire comprendre : aller dans le centre-ville. Finalement, apres maints detours, nous arrivons a un pseudo "town-center", qui semble plutot heberger des buildings de banques. Nous tombons au sortir de la voiture sur une blanche. Nous sollicitons son aide. Et cela va au dela de nos esperances. Cette americaine originaire du Minessota vit depuis 8 ans en Afrique. Elle nous emmene ENFIN dans LE centre ville avec hotels, cash machine, supermarche, le BONHEUR ! L'heure de la delivrance a sonne. Nous la remercions plus que chaleureusement. Nous savourons une bonne douche. Et un bon ptit somme !
La vie est hors de prix ici : tenz vous bien, pas moins de 35 euros pour un petit pot de creme solaire 50+, comme celui que j'ai actuellement, mais qui n'est meme pas de la marque !!
Les seuls produits bon marches sont les cigarettes ~ 1 dollar US le paquet(le tabac est une des rares richesse du Malawi) et les bouteilles consignees en verre remplies de coca ou de fanta, ~ 0.5 USD la bouteille de 300ml.
Tout le reste, c'est aussi cher qu'en France, et meme parfois plus cher. Le Malawi est un pays encercle, ou presque tout est importe.
Il fait bien mois chaud ici, et moins humide aussi. Un bon 35 degres tout de meme.
(Cela me rappelle que, dans le bus pour aller a Chipata, il y avait un thermometre dont la temperature etait affichee sur un ecran digital ; nous sommes passes de nos 40 degres mouilles depuis Livingstone, a 30 degres refraichissants sur la route, la joie, et meme a un tout petit 26 degres pdt la nuit : la, on a eu carement froid ! Et les noirs dans le bus ont quasiment sorti leur bonnet + gros manteaux !!! Unique ! )
Demain, nous partons pour le lac Malawi pour y passer quelques jours de detente et de farniente (oui, je ne suis pas tres bronze encore...! lol) et ensuite, ca sera la Tanzanie, avec les iles Zanzibar, le Kilimanjaro, le Serengeti.... AHHHH que de noms qui laissent reveur...! Et puis Noel, le Kenya, et... ma famille... Que j'ai hate !
Et nous voici partis, avec mon maitenant fidele comparse americain (rencontre pdt mon tour en Namibie), direction Lusaka.
Nous quittons la chaleur ardente de Livingstone a 7h30 le matin, avec un bus tout comfort et nous voici 7h plus tard a Lusaka, capitale de la Zambie.
La route est agreable et les paysages luxuriants ! Mais que de pauvrete partout. Neanmoins, je ne peux pas m'empecher de trouver cela beau. C'est pour moi l'image archetypale de l'Afrique, l'Afrique a l'etat brut, et a l'etat pur... Des femmes qui portent toutes sortes de charge sur leur tete, des gamins adorables qui jouent avec un rien dans les rues, ces memes rues si sales et si chaotiques, la campagne magnifiquement contrastee du vert de la vegetation et du rouge de la terre... Et ces noirs avec leur odeur si particuliere et leur eternel sourire.. Non, vraiment, je n'avais pas oublie cela du Senegal. Quel Bonheur !
Arrives a la station des bus, nous tournons un peu en rond pour en trouver un pour nous emmener au Malawi, a Lilongwe, la capitale.
Nous nous decidons un peu au dernier moment et sur un coup de tete car nous voulons arriver le plus vite possible la-bas.
Resultat, nous voici dans un bus "africain", cad avec des ranges de 5 sieges, 3 d'un cote de l'allee, 2 de l'autre. J'ai compte 70 passagers... Les sieges sont extremement etroits et ma carrure d'athelte en patit gravement ! Sans compter le gamin de la mama d'a cote qu'il faut porter sur nos genous car elle a deja son bebe sur les siens... Je commence, je le passe a Thymaya (mon pote americain) au bout de trois de chaleur moite et colante en plus de la temperature ambiante...
Pour la premiere fois de ma vie, j'ai les pieds gonfles !!! Drole d'impression !
Dans ce bus "africain", les choses se passent a l'africaine : un pretre catho qui vient precher dans le bus, ou plutot HURLER pdt 30 min un sermont, ponctue de nombreux amen reguliers ; au premier coup de frein, une enorme valise me tombe sur la tete ; un peu plus loin, a un passage secouant, des dizaines de morceaux de verre (d'environ 50cm sur 20) tombent dans l'allee manquant a tres peu de choses de poignarder ou de blesser gravement la pauvre dame en dessous ; une route desastreuses obligeant le pilote (a ce niveau oui, ce n'est plus un chauffeur mais bien un pilote) a de dangeureuses embardees, des films "africains" qui durent chacun 2h30, plus des clips, "africains", eux-aussi.... BREF, l'Afrique comme je l'aime, ENFIN, loin, TRES LOIN de l'Afrique du Sud et de la Namibie.
La route est interminable, interminable, interminable....
Le temps se degrade, nous avoisinons nombre d'orages menacants...
Nous entrons dans la montagne.
Il fait maintenant nuit noire.
Nous avons peur avec Thymaya... La meteo, la route, nos bagages, l'heure qui tourne, l'absence de lieu ou dormir, la ville d'arrivee (qui n'est pas Lilongwe mais juste une petite ville avant la frontiere), rien n'est pour nous rassurer.
Apres un calvaire pour les sens (tres fortes odeurs dans le car, jambes fourbues, impossibilite de dormir, musique forte), ces 8h de route nous amenent a Chipata, petite ville situee a 12km de la frontiere avec le Malawi.
Un gentil monsieur du bus nous emmene a la guest house la plus proche. 100 000 kwachas la nuit ? (22 US dollars) c cher mais tant pis, on ne va pas courrir le risque de se promener dans cette ville aux allures douteuses en pleine nuit.
le 5 dec
La nuit est salvatrice mais courte. Lever 7h pour organiser la suite de ce periple. Nous avons maintenant les yeux ouverts sur la ville de Chipata.. C'est hallucinant. Rues defoncees, pauvrete partout, marchands a la sauvette, la ville entiere parait vivre sur le sol, parmi les dechets en tous genre. C'est beau. J'ai envie de prendre des photos a chaque mouvement d'oeil. Mais pas le temps, nous devons trouver un taxi pour nous emmerner au poste frontiere. Un petit calvaire...!
Finalement, nous arriverons au poste frontiere. Les paysages me font fondre de bonheur. Tout est la pour ravir mes yeux. Les gens sont si beaux ! La terre si rouge.
Le visa est gratuit et il nous faudra attendre qd meme un peu au poste.
Nous trouvons un autre taxi pour nous emmener a la prochaine ville, d'ou nous prendrons un bus pour Lilongwe. Il faut attendre 30 min que 3 autres personnes remplissent le taxi : l'entassement est la regle ici ! Ca ne plait pas a Thymaya, je prends ca avec philosophie ! La beaute continue et nous voici a Mchiji. Le bus que nous voulons prendre s'avera un mini-bus local. Chouette, je vais enfin prendre mon premier !! Et cela s'averera au dela de mes esperances...! Rencontre avec une temoin de Jeovah qui est originaire du Congo et qui parle donc francais, le sol qui defile sous nos pieds a travers les trous dans la carrosserie, cette meme carrosserie brulante sous mes pieds car le moteur est juste en dessous... bref, un bonheur pour moi, trop frustre de ne pas avoir connu ca depuis le debut de mon voyage.
Au bout d'une heure et demi de route, nous arrivons a Lilongwe, qui arbore des airs etranges... Est-ce vraiment une capitale ? Ou sont les buildings ? Mais quelle est donc la geographie de la ville (tres etendue, avec parfois des bouts de campagne entre les "quartiers") ?
Nous sommes debarques avec les autres passagers au mega centre des bus qui draine tous les moyens de locomotion de la ville. Je pense que capharnaum a ete un mot invente pour decrire ce que je vois alors.... Un mic mac inextricable de bus, taxi, gens, etals (car c'est aussi le plus grand marche de la ville), dechets, masures... J'ai l'impression d'etre deja en Inde !
Nous trouvons un taxi mais visiblement pas le bon chauffeur : comprend pas un mot d'anglais... Cela devient tres drole. Je rigole nerveusement. Il ne fait que repeter betement ce que nous tentons de lui faire comprendre : aller dans le centre-ville. Finalement, apres maints detours, nous arrivons a un pseudo "town-center", qui semble plutot heberger des buildings de banques. Nous tombons au sortir de la voiture sur une blanche. Nous sollicitons son aide. Et cela va au dela de nos esperances. Cette americaine originaire du Minessota vit depuis 8 ans en Afrique. Elle nous emmene ENFIN dans LE centre ville avec hotels, cash machine, supermarche, le BONHEUR ! L'heure de la delivrance a sonne. Nous la remercions plus que chaleureusement. Nous savourons une bonne douche. Et un bon ptit somme !
La vie est hors de prix ici : tenz vous bien, pas moins de 35 euros pour un petit pot de creme solaire 50+, comme celui que j'ai actuellement, mais qui n'est meme pas de la marque !!
Les seuls produits bon marches sont les cigarettes ~ 1 dollar US le paquet(le tabac est une des rares richesse du Malawi) et les bouteilles consignees en verre remplies de coca ou de fanta, ~ 0.5 USD la bouteille de 300ml.
Tout le reste, c'est aussi cher qu'en France, et meme parfois plus cher. Le Malawi est un pays encercle, ou presque tout est importe.
Il fait bien mois chaud ici, et moins humide aussi. Un bon 35 degres tout de meme.
(Cela me rappelle que, dans le bus pour aller a Chipata, il y avait un thermometre dont la temperature etait affichee sur un ecran digital ; nous sommes passes de nos 40 degres mouilles depuis Livingstone, a 30 degres refraichissants sur la route, la joie, et meme a un tout petit 26 degres pdt la nuit : la, on a eu carement froid ! Et les noirs dans le bus ont quasiment sorti leur bonnet + gros manteaux !!! Unique ! )
Demain, nous partons pour le lac Malawi pour y passer quelques jours de detente et de farniente (oui, je ne suis pas tres bronze encore...! lol) et ensuite, ca sera la Tanzanie, avec les iles Zanzibar, le Kilimanjaro, le Serengeti.... AHHHH que de noms qui laissent reveur...! Et puis Noel, le Kenya, et... ma famille... Que j'ai hate !
mercredi 3 décembre 2008
Lingstone, Zambie
Hello Tutti !
Apres le Botswana et les Chutes Victoria au Zimbabwe, me voici en Zambie a Livingstone, pret a partir pour la capitale, Lusaka pour rejoindre le Malawi et son lac.
Il fait, depuis le Botswana, une chaleur en constante augmentation, doublee d'une humidite elle aussi croissante. Je me liquefie sur place dans ce cyber cafe de linvingstone ! Et siege en sky forcement ! Il fait un bon 40 degres, je me sens vraiment en Afrique et j'adooore ca, je retrouve tellement le senegal !
Promis, tres bientot vous aurez de quoi vous rincer l'oeil et de quoi satisfaire votre curiosite bienvenue sur mon parcours ici.
Je vais bientot voir ma famille au kenya, pour Noel, et ils vont m'apporter un mini ordi. Je pourrai enfin vous raconter ma fabuleuse aventure, mes rencontres, mon quotidien etc... avec photos a l'appui.
Je voulais adresser un immmmmense merci a tous ceux qui me laissent des commentaires sur le blog ou ceux qui m'envoient des mails : ca me fait TRES plaisir a chaque fois et je vous en remercie du fond du coeur. je n'ai pas le temps de vous remercier individuellement alors je le fais ici. Ca me touche beaucoup, je suis content d'etre lu (pour le peu qu'il y a a lire pour l'instant!)et d'avoir de vos nouvelles.
prochaine etapes : lake Malawi, Tanzanie et Zanzibar et Kenya pour Noel, avec tutti la familia !
Hasta Luego !
Apres le Botswana et les Chutes Victoria au Zimbabwe, me voici en Zambie a Livingstone, pret a partir pour la capitale, Lusaka pour rejoindre le Malawi et son lac.
Il fait, depuis le Botswana, une chaleur en constante augmentation, doublee d'une humidite elle aussi croissante. Je me liquefie sur place dans ce cyber cafe de linvingstone ! Et siege en sky forcement ! Il fait un bon 40 degres, je me sens vraiment en Afrique et j'adooore ca, je retrouve tellement le senegal !
Promis, tres bientot vous aurez de quoi vous rincer l'oeil et de quoi satisfaire votre curiosite bienvenue sur mon parcours ici.
Je vais bientot voir ma famille au kenya, pour Noel, et ils vont m'apporter un mini ordi. Je pourrai enfin vous raconter ma fabuleuse aventure, mes rencontres, mon quotidien etc... avec photos a l'appui.
Je voulais adresser un immmmmense merci a tous ceux qui me laissent des commentaires sur le blog ou ceux qui m'envoient des mails : ca me fait TRES plaisir a chaque fois et je vous en remercie du fond du coeur. je n'ai pas le temps de vous remercier individuellement alors je le fais ici. Ca me touche beaucoup, je suis content d'etre lu (pour le peu qu'il y a a lire pour l'instant!)et d'avoir de vos nouvelles.
prochaine etapes : lake Malawi, Tanzanie et Zanzibar et Kenya pour Noel, avec tutti la familia !
Hasta Luego !
samedi 29 novembre 2008
botswana
Hello !
Apres la fabuleuse namibie, nous voici au Botswana.
2jours et demi de camping le plus sauvage et rudimentaire possible dans le delta de l'okavango, experience indedite, et nous voici maintenant sur la route pour Chobe national Park.
Apres cela, c'est parti pour les chutes Victoria.
Et enfin Livingstone en Zambie ou jespere retrouver ma nlle carte bleue !!!
a tres bientot promis pour des photos et des recits plus etoffes.
nous faisons juste un stop rapide sur la route, cest pour ca que je ne peux rester longtemps.
cheers
Apres la fabuleuse namibie, nous voici au Botswana.
2jours et demi de camping le plus sauvage et rudimentaire possible dans le delta de l'okavango, experience indedite, et nous voici maintenant sur la route pour Chobe national Park.
Apres cela, c'est parti pour les chutes Victoria.
Et enfin Livingstone en Zambie ou jespere retrouver ma nlle carte bleue !!!
a tres bientot promis pour des photos et des recits plus etoffes.
nous faisons juste un stop rapide sur la route, cest pour ca que je ne peux rester longtemps.
cheers
mardi 18 novembre 2008
Desert du Namib, les dunes rouges de Sossusvlei
Ces dunes sont les plus hautes du monde et leur couleur est incroyable. Elle change egalement avec la luminosite, et les couchers et levers de soleil sont une pure merveille.


Voici un panorama de Deathvlei (vlei veut dire lac asseche), petite vallee improbable au milieu du desert, qui abrite des arbres petrifies sur un ancien lac : l'effet est spectaculaire ! Et la chaleur deja au RDV : il n'est que 8h du matin et il fait pourtant 35 degres.


Voici un panorama de Deathvlei (vlei veut dire lac asseche), petite vallee improbable au milieu du desert, qui abrite des arbres petrifies sur un ancien lac : l'effet est spectaculaire ! Et la chaleur deja au RDV : il n'est que 8h du matin et il fait pourtant 35 degres.
lundi 17 novembre 2008
Swakopmund, Les emmerdes
Une semaine d'emmerdes...
Entorse au pouce juste avant de prendre le bus a Cape town pour Windhoek - 21h de route.
Tentative de soudoiement d'argent a un cash point a Windhoek,capitale de la Namibie
Problemes a n'en plus finir avec Visa pour avoir une avance en liquide et une carte de depannage...
Piqure de guepe dans un camping
Un telephone qui ne marche pas, personne ne peut me joindre, pas d'argent (seulement 25euros) pour survivre en attendant pendant 3jours...
BREF une petite horreur sympathique, un cercle vicieux qui semble prendre fin ce soir.
J'ai mon argent, mon pouce aussi, je suis tjrs en vie, et je pars demain faire un tour de 14 jours dans le nord de la namibie, pour finir a Victoria Falls au Zimbabwe.
Direction ensuite Dar es Salaam en tanzanie prevue pour le 3 decembre.
je sors d'un mini tour de 2 jours et demi dans le desert du Namib, tout simplement incroyables ces dunes rouges les plus hautes du monde !!!
A bientot, je fais tout mon possible pour actualiser ce blog.
byebye
Entorse au pouce juste avant de prendre le bus a Cape town pour Windhoek - 21h de route.
Tentative de soudoiement d'argent a un cash point a Windhoek,capitale de la Namibie
Problemes a n'en plus finir avec Visa pour avoir une avance en liquide et une carte de depannage...
Piqure de guepe dans un camping
Un telephone qui ne marche pas, personne ne peut me joindre, pas d'argent (seulement 25euros) pour survivre en attendant pendant 3jours...
BREF une petite horreur sympathique, un cercle vicieux qui semble prendre fin ce soir.
J'ai mon argent, mon pouce aussi, je suis tjrs en vie, et je pars demain faire un tour de 14 jours dans le nord de la namibie, pour finir a Victoria Falls au Zimbabwe.
Direction ensuite Dar es Salaam en tanzanie prevue pour le 3 decembre.
je sors d'un mini tour de 2 jours et demi dans le desert du Namib, tout simplement incroyables ces dunes rouges les plus hautes du monde !!!
A bientot, je fais tout mon possible pour actualiser ce blog.
byebye
vendredi 7 novembre 2008
Last Minute...
Eh bien, je suis un peu degoute... Je vous proposais a l'instant un petit florilege des ces derniers jours passes et restes pour vous sans nouvelles... Mais l'ordinateur a bugge...
Ca attendra encore un peu !
Mais jetez plutot un oeil la-dessus :
Eh bien non... je ne fais vraiment pas expres mais les circonstances ne sont pas en ma faveur : mon appareil photo n'a plus de batterie... Quelle plaie !
Pour faire vite, ces derniers jours, je me suis ballade sur la Garden Route, route tres reputee pour la beaute des lieux qu'elle dessert et parcourt. Elle relie sur la cote sud Cape Town a Port Elisabeth, du cote de l'ocean indien.
Je me suis arrete dans 4 villes ou villages. Aujourd'hui notamment, je suis a Hermanus, THE place to be pour voir les baleines ! ! ! Et j'en ai vu pas mal ! Mais aucune n'a daigne faire un petit saut pour moi...!
Ce soir je rentre a Cape Town pour aller "escalader" la fameuse Table Moutain (demain aux aurores). J'espere qu'il fera beau sinon cela ne vaut pas le coup.
Et demain egalement, je m'occupe de reserver un tour pour rejoindre la Namibie et aller jusqu'aux Victoria Falls. C'est apparemment plus sage que je fasse ca comme ca, et non pas en louant une voiture.
La suite, bientot ! et en photos !
Je sais pas vous, mais moi j'ai l'impression que ca fait bien UN MOIS que je suis parti ! C'est totalement dingue !
See U
Ca attendra encore un peu !
Mais jetez plutot un oeil la-dessus :
Eh bien non... je ne fais vraiment pas expres mais les circonstances ne sont pas en ma faveur : mon appareil photo n'a plus de batterie... Quelle plaie !
Pour faire vite, ces derniers jours, je me suis ballade sur la Garden Route, route tres reputee pour la beaute des lieux qu'elle dessert et parcourt. Elle relie sur la cote sud Cape Town a Port Elisabeth, du cote de l'ocean indien.
Je me suis arrete dans 4 villes ou villages. Aujourd'hui notamment, je suis a Hermanus, THE place to be pour voir les baleines ! ! ! Et j'en ai vu pas mal ! Mais aucune n'a daigne faire un petit saut pour moi...!
Ce soir je rentre a Cape Town pour aller "escalader" la fameuse Table Moutain (demain aux aurores). J'espere qu'il fera beau sinon cela ne vaut pas le coup.
Et demain egalement, je m'occupe de reserver un tour pour rejoindre la Namibie et aller jusqu'aux Victoria Falls. C'est apparemment plus sage que je fasse ca comme ca, et non pas en louant une voiture.
La suite, bientot ! et en photos !
Je sais pas vous, mais moi j'ai l'impression que ca fait bien UN MOIS que je suis parti ! C'est totalement dingue !
See U
samedi 1 novembre 2008
Cape Town suite


Cape Point, la peninsule du Cap de Bonne Esperance, le 2eme plus autral d'Afrique. J'ai pris un "tour" pour y aller, car il faut pas mal conduire et donc payer la voiture, l'essence et l'entree ds les parcs, donc c'est finalement moins economique.
Ca a dure une journee entiere. Marlene, prototype blondasse-bronzee de la quinqua sud-africaine, passe vers 8h me chercher la ou je suis (donc chez mes hotes de couchsurfing) et nous nous dirigeons vers Cape Point, la peninsule tout a fait au Sud de Cape Town. Nous evoluons en minibus typiquement utilise pour les "tours" et nous sommes 6 touristes en tout : 2 argentins qui ont l'air de comprendre encore moins que moins l'accent afrikaans de leur anglais, un anglais, une americaine qui ne faillit pas a la reputation de son peuple : grosse et qui parle a 100 a l'heure ! Puis il y a un belge (ca fait du bien un peu de francais) et moi-meme.
Seal island, pour voir les phoques, sur la route pour Cape Point (Cape of Good Hope) : tres gauches sur terre, mais dans la mer...!
Plage de la banlieue tres chic "Clifton Bay" de Cape Town : Nicolas Cage vient d'y vendre sa maison !! C'est completement un Bervely Hills !
Cape Town, le 31 oct 08
jeudi 30 octobre 2008
Afrique du Sud, 30-10-08


Me voici arrive a Cape Town en Afrique du Sud, apres un long vol de 12h et une nuit un peu difficile en raison d'un gamin qui a braye pendant deux longues heures.... Je ne sais pas qui, dans notre partie de cet avion immense (Boeing 747) avait le plus envie de le jeter par la fenetre avec sa mere, qui soit dit en passant, avait l'air de s'en preoccuper comme de l'an 40... On etait tous excedes !!!
Ce matin, avant d'arriver au Cap, petit dej... anglais pour eveiller la curiosite de nos papilles frenchies... J'avoue que je ne suis pas fan des champigons et flageolets qui baignent dans leur jus avec une espece d'omellette au fromage bizarre.
Ce sont les seules photos que j'ai pu prendre dans le taxi qui me ramenait de l'aeroport.
Je ne suis pas encore tres assure pour sortir mon appareil dans ces rues... C'est, parait-il, un risque a prendre !
Le contraste entre la riche modernite occidentale et la pauvrete africaine est saisissant : berlines de luxe cotoient des betailleres, les routes sont pour ainsi dire neuves mais traversent des champs de bidonvilles, il y a des TP partout, ils sont extremement bien equipes (a en faire palir des Mickael et des Polo ;)) mais la main d'oeuvre est nombreuse et uniquement noire.
Je vais aller voir ca de plus pret !
Photos de Londres suite 2
Chaine visiblement repandue a Londres, comme quoi, ils ne peuvent vraiment pas se passer de nous !
Trafalgar Square and Nelson's Column

Pres de Horse's guard

Queen Victoria

L'ange au dessus de Queen Victoria
Les photos sont melangees, ca sera mieux organise les prochaines fois !
(vous pouvez quand meme cliquer dessus pour les agrandir!)
Photos de Londres suite
mercredi 29 octobre 2008
Londres
London here I am !
Me voici a Londres apres un tres bon et court voyage : la ville (ce que j'en ai vu) est magnifique. J'ai gambade dans un froid polaire (pour preuve il y avait de la neige sur les voitures et la campagne british etait toute blanche vue d'en haut !) et j'ai admire tous les classiques.
Je ne peux pas mettre de photos (pas equipe pour) et ne peux pas m'attarder non plus : clavier anglais... je rame je raaaame !
je m'envole maintenant ds quelques heures pour Cape Town ou il fait chauuuuud !
Finie la parenthese anglaise !
Me voici a Londres apres un tres bon et court voyage : la ville (ce que j'en ai vu) est magnifique. J'ai gambade dans un froid polaire (pour preuve il y avait de la neige sur les voitures et la campagne british etait toute blanche vue d'en haut !) et j'ai admire tous les classiques.
Je ne peux pas mettre de photos (pas equipe pour) et ne peux pas m'attarder non plus : clavier anglais... je rame je raaaame !
je m'envole maintenant ds quelques heures pour Cape Town ou il fait chauuuuud !
Finie la parenthese anglaise !
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