lundi 8 juin 2009

NZ III

Wellington aura été pour moi assez inintéressante, mais la traversée en ferry pour rejoindre l'île du Sud fut sensationnelle ! Elle dure 3h, et promet, selon les brochures, de vous livrer un des plus beaux panorama que la Nouvelle Zélande peut offrir.

Malheureusement, quand nous avons ouvert nos yeux, après avoir passé une nuit sur un parking de Wellington, il faisait tout gris, pleuvait à moitié, et l'horizon était carrément bouché.
"Zut zut flûte, hier il faisait un temps canon, c'est pas de chance."
Mais il ne faut pas désespérer, les habitants d'ici se targuent d'avoir un pays où vous pouvez vivre les 4 saisons en une seule journée !

La première partie de la traversée fut chaotique : mer déchaînée, pluie, vent, embruns... la sortie de la grande baie de Wellington ne nous offrit que de la purée de pois en guise de paysage. Puis, assez soudainement, la mer est devenue toute calme, les nuages se dissipèrent, et les côtes commencèrent à exhiber leurs formes verdoyantes. Malgré un froid "polaire", je suis resté la plupart du temps sur le pont supérieur qui venait de réouvrir. Je suis resté scotché par tant de beauté... Une impression (totalement justifiée !) de bout du monde, un sentiment de merveilleux isolement... Les images parlent d'elles-mêmes.



Voici l'itinéraire de la traversée entre les deux îles :


A l'entrée dans le fjord : de toute beauté !


La couleur de l'eau y était irréelle...



Premier arrêt dans l'île du Sud : Abel Tasman National Park, au nord ouest de l'île.
Sur la route, nous avons traversé le Marlborough, pays des vignobles,

et nous sommes arrêtés à Nelson, où nous avons fait grimpette pour contempler la NZ depuis son centre : je ne sais pas comment ils ont fait leurs calculs, mais c'est bel et bien le centre de la NZ ! Avec une belle vue sur la ville de Nelson, la mer et les montagnes, toujours !



Au parc d'Abel Tasman, nous avons opté pour une ballade de trois heures sur un chemin de randonnée qui longeait la côte. Le retour se fit en taxi-boat car nous n'avions pas assez de temps pour rentrer à pieds. La végétation y était étonnante et insoupçonnable : on se serait cru dans une forêt du jurassique (à cause des arbres fougères) !


Les paysages toujours empreints d'une sauvage sérénité, avec la mer et la montagne, incontournables.


dimanche 7 juin 2009

Nouvelle Zélande II

Pour l'étape suivante, nous avions décidé de nous arrêté dans l'incontournable Parc National du Tangariro, lieu rendu mythique par le tournage d'une partie du célèbre film "le Seigneur des Anneaux".

Une petite promenade (de santé) nous conduisit aux "Silica Falls", lieu étonnant où les rochers ont une couleur ocre-crème.


Un peu plus loin sur le sentier, après une courte grimpette, un panorama magnifique s'offrait à nos yeux...


Détail à gauche :


Une beauté époustouflante...


Puis, toujours dans notre descente au Sud direction la capitale Wellington, je voulais faire un stop à Lévin, petite ville insignifiante, pour retrouver mon amie Michelle rencontrée dans le Rajasthan quand j'étais en Inde. Nous avons été stoppés sur la route par... une transhumance ! C'était impressionant ! Tant de moutons en un seul coup ! Et tous dirigés par des chiens qui connaissaient leur métier par coeur ! D'un bout à l'autre, le troupeau est encerclé par les voitures des bergers et il y a des remorques d'où certains chiens aboient pour stresser les moutons, les diriger, ou prévenir les autres chiens (sur le terrain) s'il y en a un qui essaie de se faire la malle !!
C'était grandiose ! En revanche, je ne vous raconte pas l'état de la route après... Ma-cu-lée !



Et nous voici chez Michelle, qui nous a réservé un accueil formidable : une douche chaude, un apéro, oui Madame, avec en plus du vin, un vrai dîner, du chauffage, de l'espace, un repas à table... THE DREAM !!

Nous avons dormi "bien au chaud" et bien confortablement, parés pour reprendre la route et tracer vers Wellington.

samedi 6 juin 2009

La Nouvelle-Zélande, road-trip de 20 jours avec ce fameux ricain...

Il était une fois l'histoire de Vincent, parti faire un tour du monde pendant un an ! Il a commencé par l'Afrique et a continué sa route vers l'Est, toujours plus loin vers le levant. Il a traversé l'Afrique australe de l'Afrique du Sud jusqu'au Kenya, puis l'Inde, la Thaïlande, la Malaysie, les îles de Bali et Java en Indonésie, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ces derniers temps. Et voilà, à force d'avoir poussé toujours plus loin vers l'Est, il a basculé "de l'autre côté" du temps, et au lieu d'avoir toujours une longueur d'avance sur Vous l'Europe, le voici maintenant derrière vous, à la traîne, mais plus jeune ! Plus jeune de quelques heures, plus jeune d'un jour entier, quand il sera revenu au point de départ !

Oui, la Nouvelle-Zélande fut l'extrême point d'avance sur le vieux continent, +12h par rapport à Londres, et quelque part au milieu de l'océan Pacifique, notre avion a franchi la ligne imaginaire de démarcation pendant son vol Auckland-Santiago. Le vol a duré 11h et nous avons atterri au Chili le 6 juin à midi (heure locale) alors qu'on avait pourtant quitté la Nouvelle Zélande le jour même à 17H (heure locale).... Chercher l'erreur ! Vous vous imaginez que c'est le plus gros décalage horaire que j'aurai à subir, et croyez-moi, je n'en redemande pas ! En ce moment, il est 17h50 au Chili, mais pour moi il est presque 10h du mat', et je n'ai pas dormi depuis plus de 24H...!

Pour couronner le tout, l'avion que je prends pour m'emmener en Patagonie ne décolle qu'à 3h du mat' le 7 juin, c'est-à-dire demain aux aurores ! Et je pense, vu l'état des lieux, que je ne vais pas dormir des masses dans cet aéroport assez peu ergonomique et confortable.

Alors comme j'ai du temps, BEAUCOUP de temps à tuer, je vais vous conter l'histoire de mon voyage en Nouvelle-Zélande, histoire de publier ENFIN quelque chose sur mon blog, histoire de ne pas continuer à accumuler le retard que j'ai pris depuis la fin de l'Inde. Enooooormément de choses se sont passées depuis cela, donc, tout ce qui se trouve depuis la fin de l'Inde jusqu'à maintenant fera l'objet d'une publication ultérieure, me sentant dans l'incapacité totale de combler ce retard.

Je reprends le fil de l'écriture et le cours de mon voyage.


Arrivé à Auckland, et ayant en tête de ne pas perdre mon temps pour me tenir un minimum à mon planning, j'ai par "chance" trouvé une annonce dans mon hotel où il était question de faire un road-trip en mini-van sur les deux îles de la NZ pour environ 20 jours, en partageant tous les frais. L'annonce miraculeuse pour moi, car cela correspondait à tous mes critères et je n'avais même pas eu besoin de chercher ! Mais comme tout ce qui est trop beau pour être vrai, y'a forcément un truc, un truc qui cloche, un vice caché... Il s'appelle Ricky, est américain, à 25ans et coule dans le milieu du "showbizz" (gardons la mesure des proportions !), écrit un livre et un one-man-show...

Le sujet présente bien, a la tchatche, et se vend outrageusement bien. "Tu vas voir, tu vas m'aimer, les gens m'adorent". J'ai tout de suite compris que y'aurait un petit problème d'entente, de communication, de partage... Pas sur la même longueur d'onde. Mais qu'importe, ne faut-il pas s'ouvrir à la différence, tester de nouvelles choses et se faire une opinion empirique et non empreinte de préjugés et faux-semblants ?
J'ai fait mon choix, j'ai pris le risque... Mon Dieu, que c'est looooonnng 20 jours.

Dès la 1ère journée j'ai regretté mon choix, mais ai décidé de lutter contre ces regrets et de faire tout mon possible pour ne pas gâcher "notre" voyage. Quelle galère, que d'efforts pour n'être finalement récompensé de rien... Deux mondes différents et aucune ouverture réciproque. Deux entêtements qui se confrontent, deux forts caractères qui se ressemblent tellement qu'il n'en résulte qu'une incompatibilité irréductible. Que d'énergie, de temps, de paysages et de voyage gaspillés.

"T'as fait ton choix Vincent, en quasi "connaissance de cause", t'assumes mon coco maintenant." C'est ce que je n'ai pas arrêté de me répéter pendant ces 19 jours de voyage commun dans l'intimité d'une voiture de location aménagée en mini-van...
Chaque chose était prétexte à une prise de tête, et à chaque jour suffisait largement sa peine !

Malgré cela, la Nouvelle Zélande est tellement belle, merveilleuse, majestueuse, mystérieuse, grandiose, sauvage qu'elle transcende ceux qui la foulent et vulgarise les simples relations humaines tumultueuses. Et puis j'aurais finalement appris pas mal dans cette histoire. A fermer ma gueule notamment, devant quelqu'un d'encore plus têtu que moi... ! Oui c'est possible !

Le Bilan de cet aventure : une franche antipathie pour la "culture sociale" américaine, ou comment comprendre sa "latinité" au contact des américains (j'en ai beaucoup rencontré et c'est à 90% la même chose à chaque fois), 19 jours passés dans une Toyota Lucida aménagée en mini-van avec "lit" et cuiseur à gaz, seulement 5 douches dont une dans une source d'eau chaude sulfurisée, 4000km parcourus sur toutes sortes de routes et dans toutes les conditions, une presque crise de nerf (!) et malgré tout, des souvenirs et images PLEIN LA TETE !

Nous sommes donc partis d'Auckland pour passer 4 ou 5 jour s dans l'île du Nord : nous étions au moins d'accord là-dessus de ne pas perdre trop notre temps au Nord, visiblement moins intéressant que le Sud.

Notre première fut la péninsule du Coromandel, 1h à l'Est d'Auckland.

La route pour y aller fut une des plus dures ! J'ai commencé à conduire pour relayer Ricky, sur cette route donc, par nuit noire, conduite à gauche, boîte automatique, route TRES étroite, et TRES sinueuse... J'ai failli avoir un accident ! Ricky avait failli avoir le sien quelques heures plus tôt, juste au sortir d'Auckland ! 1 partout !
Les paysages étaient très beaux, premier contact enthousiaste avec ce pays.

La deuxième étape trouva son chemin à Rotorua, en commençant la descente vers le Sud. Cette ville est connue pour toute l'activité géothermale au dessus de laquelle elle s'est construite. On en voit d'irréfutables preuves sporadiquement dans la ville, et dans les alentours, ce sont de véritables parcs d'attractions qui veillent jalousement leurs geysers et lacs bien colorés. Ici, c'est de la boue bouillante !

Et partout, partout, l'automne se revêtait de ses mille magnifiques couleurs... Flamboyant !




Quelque part sur la côte en allant à Rotorua, les Cathedrales Caves, qui sont de grandes arches creusées dans la roche et accessibles à marée basse. La mer était haute, mais l'eau superbement bleue émeraude.


Puis Taupo, avec son lac, le plus grand de NZ et un merveilleux panorama à notre réveil !



Les Chutes "Hukkafalls", juste avant Taupo, impressionant couloir naturellement "roc-taillé" par l'eau, qui a désormais, après des milliers d'années, un terrain de jeu pour batifoler : un long toboggan en pente douce de quelques centaines de mètres qui finit par se verser dans une piscine naturelle après une petite chute de quelques mètres : pas l'impressionnant dans l'histoire. Ce qui scotche au contraire, c'est la couleur turquoise de l'eau et la furieuse rapidité à laquelle elle s'engouffre sauvagement dans ce corridor de rocailles. Un débit rageur !


La NZ est un réputée pour être un haut-lieu de toutes les attractions à sensation telles le "bungee jumping" (saut à l'élastique) ou "sky diving" (chute libre). Le saut à l'élastique de Taupo était plutôt impressionnant ! Possibilité bien sûr, de friser l'eau avec ses cheveux, de tremper le buste, ou tout entier jusqu'au pieds, même par 10° frémissants, les gens se dévêtissent et payent pour ça ! Environ 50 € si mes souvenirs sont bons.



Notre première douche avec Ricky, au bout de 3 jours de voyage : source d'eau chaude, mais sulfurisée... on sentait pas meilleur après qu'avant !! et une "belle" inconnue prit les vapeurs avec nous !

mardi 21 avril 2009

Melbourne, ma nouvelle maison !

Mon Dieu que cela fait du bien de ne rien faire, de ne pas avoir à chercher une crèche, un resto potable pour bouffer, se repérer dans une ville nouvelle, de marchander des taxis ou pousse-pousse, transpirer avec son gros sac sur le dos en faisant des kilomètres dans la chaleur et la poussière, avoir à se laver dans une salle de bain très douteuse, batailler ferme avec les moustiques et enduire sa peau de tonnes de répulsifs qui ne marchent jamais très bien, faire sa lessive tous les soirs tout en sachant très bien que vue l'humidité ambiante et la petite nuit qui s'annonce pour cause de bus matinal, ça ne sera jamais sec le lendemain, d'hésiter plusieurs fois à se coucher sur ce lit et ces draps qui furent sûrement blancs dans une autre vie, de passer sa main sur sa peau et sentir que pour une fois elle est complètement propre et qu'il n'y a pas une sur-couche de crasse qui ne part jamais, de pouvoir se raser et boire de l'eau du robinet sans redouter une tourista, salmonelle ou autre contagion par la crasse ou le sang........... AHHHHHHHH MON DIEU QUE C'EST BON ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

Cela fait maintenant un petit bout de temps que je suis arrivé en Australie et la première semaine, je n'ai pour ainsi dire rien fait, mais alors RIEN du TOUT ! De mes journées, je ne faisais rien ! J'ai beaucoup dormi, mangé, je me suis fait une bonne culture télévisuelle australienne (y'a des shows qui n'ont rien à envier à leurs équivalents américains...!), j'ai quand même fait une marche touristique en centre ville, mais sinon.... rien que du repos et du bon temps, et ma foi, c'est TRES agréable !

Je suis un peu navré de ne pas avoir donné de nouvelles depuis autant de temps, mais bizarrement, je n'ai pas facilement accès à l'internet ici. Laura, mon amie australienne - rencontrée en Namibie et qui m'a offert l'hospitalité pour cette étape en Australie, ne possède pas une connexion illimitée à internet et ne le sachant pas, j'ai fait exploser son forfait (connexion par clé USB) et me suis retrouvé avec une sale, très sale note au bout d'une semaine de présence en terre australe... Merci les Aussis...!

Il va donc falloir que je travaille dur pour rembourser cette pauvre Laura pour qui ma présence ne sera pas devenue un cadeau empoisonné je l'espère...!

A propos de travail, j'ai commencé mon "french tutoring" avec ma première élève ! Elle s'appelle Alice, a 17 ans, est australienne, en terminale et a fait 5 ans de français. Je trouve que pour quelqu'un de langue anglaise, elle se débrouille très bien ; sa compréhension ne semble pas loin d'être excellente et son accent n'est pas mal du tout. Seule sa fluence orale est un peu limitée et c'est pour cela qu'elle m'a sollicité pour du soutien en français, pour améliorer son oral et pouvoir parler couramment le français.

J'ai posté un peu partout où je le pouvais mon annonce concernant le french tutoring, mais je ne sais pas si cela portera ses fruits ; pas mal de Français vivent à Melbourne et tous semblent avoir eu la même idée que moi pour du soutien en français.

Bref, ce n'est pas avec un seul "élève" à raison de deux rendez-vous par semaine que je vais rouler sur l'or et j'ai postulé aujourd'hui pour un job dans un genre de bar-brasserie plutôt "posh", l'équivalent d'un "Bureau" peut-être, à deux pas de la maison. J'ai passé une journée à élaborer CV et lettre de motivation en anglais. DUR ! Surtout comme j'avais oublié de prendre des CV avec moi. Mais, Laura m'a bien aidé alors cela devrait aller.
Verdict bientôt j'espère ?!

Je vais vraiment me remettre à écrire et à tenir à jour mon blog, donc tenez-vous prêts à ingurgiter une grosse dose d'articles ! Il y a un méchant trou qui bée depuis l'Inde !

A très bientôt !

dimanche 29 mars 2009

Happy Birthday

Cher Journal,
aujourd'hui est un grand jour : voici 5 mois tout pile que j'ai quitte ma douce vie franco-mancelle pour les turpitudes passionnantes du voyage.
J'en ai a peine fait la moitie : a peine la moitie du temps, a peine la moitie du tour du globe... Mais ouf, heureusement, car ne dit-on pas que la premiere moitie est toujours la plus longue, et qu'une fois passe le milieu, l'autre moitie defile a toute allure ? Et moi je voudrais que cela dure, dure, et dure encore !

Bien sur ma famille et mes amis me manquent !
Bien sur la solitude et l'isolement d'un voyage en solo me pesent de temps a autre !
Mais quelle aventure !

Alors, que cela continue, et Happy Birthday !

vendredi 20 mars 2009

Kuala Lumpur

Heyyy, je suis encore à la bourre pour mon blog mais, vous en conviendrez, cela est devenu une normalité car impossible d'updater quotidiennement.

J'ai atterri le 1er mars à Bangkok où j'y ai passé 4 jours, puis ai passé 7 jours sur une île quasi déserte de touristes, puis 3 jours pour voir des temples et enfin, je suis descendu dans le sud à Railey près de Krabi, et en face de Ko Phi Phi, pas loin de Puhket.

Eau vert émeraude, hallucinant ! mais vie hors de prix !

Et me voici maintenant à Kuala Lumpur, capitale de la Malaysie où j'ai retrouvé une amie française qui cherche du taf à Singapour ! Le monde est trop petit pour nous autres !!

Je vous poste tout ça dès que possible pour que vous ayiez plus de détails et des photos.

Je m'envole dans 2 jours pour Bali et arrive le 10 avril a Sydney puis Melbourne le 13. Je retrouve mes petites australiennes rencontrées en Afrique en Namibie ! Excitation !!!

A pluuus

vendredi 13 mars 2009

Hampi et ses ruines.

Je n'ai pas du tout aimé Hampi, du point de vue de l'ambiance et de l'atmosphère qui s'y dégageait... TOURISTIQUE... ! Du coup les Indiens ne sont pas sympas, la vie est chère, on ne peut rien marchander... Ouhhh que j'aime pas ça... C'est dommage car le site est tout simplement hallucinant !

Déjà le paysage de Goa jusqu'à Hampi est parmi les plus beaux de ce que j'ai pu déjà voir en Inde.

Mais arriver sur le site historique de Hampi, c'est faire un bon dans le passé. Ces paysages m'ont un peu fait penser à ceux que l'on peut voir à Assouan, en Egypte.



Le site, qui s'étend sur des kilomètres carrés, est truffé de temples et monuments en tout genre.



Il y aussi des gens qui habitent dans les anciens 'bazaar', ces marchés qui prennent racine à la base des temples et s'en vont en de longues allées bordées d'arcades qui abritaient les échoppes. Aujourd'hui, ces arcades servent d'habitations !




Ailleurs, les scènes de la vie quotidiennes sont d'une autre époque. Les vaches croisent dans les rue par troupeaux, les femmes font la lessive en faisant de grands moulinets où chaque fois que le linge passe près du sol, elles l'en frappe avec force (manière astucieuse de ne pas avoir à frotter le linge ! mais qui éclabousse le badaud qui passe par là!), les rizières regorgent d'eau et de verdure... La vie semble tellement paisible au milieu de toute cette frénésie touristique.




Ici des femmes nettoient les dalles une à une avec serpette pour en enlever les mauvaises herbes. En plein soleil.


Les vaches-buffles qui doivent avoir un radar collectif pour se mettre à pisser toutes en même temps, au même passage ! Véridique !

J'ai rencontré de jeunes danoises là-bas, et le premier soir nous sommes partis avec un israélien (avec qui je partageais ma chambre) de l'autre côté de la rivière pour dîner dans un cadre idyllique : au bord des champs et des rizières, sans aucune trace de vie à l'horizon ! Canon !
Seulement, nous ne savions pas que nous avions pris la dernière barque pour y aller. Résultat nous nous retrouvons prisonniers de l'autre côté de la rive. Nous nous mettons en quête du passeur, qui veut bien nous refaire passer de l'autre côté mais pour un tarif très élevé ! Forcément ! Tarif de nuit ! Et il n'utilisera même pas sa barque motorisée, mais une grosse coquille de noix faite uniquement d'osier, avec 10 cm d'eau dans le fond... J'avais mon sac à dos avec toutes mes affaires précieuses dedans... J'ai eu, je pense, un peu plus peur que les autres ! Mais, pour nous rassurer, le passeur nous a dit qu'il pouvait mettre 15 personnes dans cette demi-sphère en osier ! Nous n'étions que 5.

Finalement, nous avons pris la chose à la rigolade et nous aurons tourné ce maigre incident en une véritable aventure digne des plus grands explorateurs !!!

mardi 3 mars 2009

Le Kerala, moi j'aime ça !

Alleppey, berceau des backwaters !
Ils appellent ça la venise indienne ! Ville parcourue de canaux et étiers au milieu d'un paysage aquatique par excellence : ici la mer et les eaux douces règnent en maître sur les lieux. Les palmiers et bananiers finissent de compléter le tableau idyllique !


Alleppey est donc le point de départ de nombre de 'croisière' sur ces canaux. Il y en a pour tous les goûts, du canoë 2 places où - l'on aide le 'puller' à ramer - jusqu'au véritable house-boat, maison flottante qui peut être très luxueuse.

C'est tout simplement génial ! J'adore ce calme, cette tranquilité et la verdure qui va avec. C'est tellement reposant de se laisser glisser au fil de l'eau... Et il fait tellement chaud et humide ici, c'est dingue ! L'eau apporte cette touche de fraîcheur salvatrice !

Après un formidable jeu de piste dans les rues d'Alleppey, je parviens à retrouver mon couple de français, que je croyais ne jamais revoir, vu que j'avais mal compris leurs messages ! C'était tellement sympa de se retrouver, de parler français, se raconter nos petits bouts de voyage en Inde, ce qu'on avait fait depuis Jaisalmer, et fumer une cigarette autour d'une bonne bière Kingfisher ! Soirée géniale !

Je ne peux malheureusement rester plus longtemps car j'ai encore un programme chargé qui m'attends. Je dois remonter plein nord le long de la côte pour aller à Goa et attendre toute la nuit un train pour Hampi, le centre historique de l'Inde.

Mysore et le palais aux 100 000 ampoules !


Le seul train que j’ai trouvé part à minuit... Malin, ça me fait arriver en pleine nuit et bon courage pour trouver un trou où poser ses affaires et dormir un peu avant le lever du jour. Mysore est très proche de Bengalore mais les trains indiens ont parfois des mystères insondables et nous devons quand même mettre 5h pour y arriver. J’avais réservé une place en classe ‘sleeper’, comptant quand même dormir un peu pendant le trajet.

Mais avant de dormir, il faudrait que le train arrive ! Belotte et re-belotte, encore du retard. 3heures à attendre dans le froid (j’ai mis ma polaire !) sur la passerelle pour guetter mon train, les informations étant très approximatives ce soir là de la part du personnel. Finalement le train arrive et les indiens déploient encore leur hystérie-de-la-place... Sont tarés... Le train roule encore et déjà ils catapultent leurs sacs dans le wagon et tentent d’y rentrer en courant après le train pour s’y aggriper, ou tout simplement en se jetant par les fênetres (mais à l’intérieur !) dans l’espoir de trouver une place... Il faut les voir !

Crânement assuré d’avoir une place numérotée attitrée, c’est d’un pas lent mais léger que j’évolue sur le quai à la recherche d’un wagon ‘sleeper’... « C’ui-là non, lui non plus, avant-dernier non et dernier : NON PLUS ? C’est quoi cette arnaque !! Ya que des secondes classes (dernière classe en Inde), et en plus pas des plus modernes ». Les indiens ont du estimer que pour un trajet aussi court que cela, on n’a pas besoin d’une couchette ! Encore un caprice bien de touriste... Je n’ai même dans l’idée d’aller faire une réclamation pour être remboursé. On est tellement loin de ça !

Je me dégote tout de même un coin tranquille dans le dernier wagon mais je suis vite colonisé par des locaux trop content de trouver d’un coup antant de place. Qu’à cela ne tienne, le petit blanc-bec ne va pas se laisser bouffer tout cru : une fois mon gros sac enchaîné à la banquette, je pousse mon petit sac près des fesses d’un jeune gars et je m’y repose la tête en m’allongeant de tout mon possible pour faire comprendre à tout le monde ma ferme intention de dormir et de ne pas partager plus que cela ma couchette de fortune. Il est 3h du mat’ et mon éveil ne demanderait pas mieux que de passe le relai à un bon sommeil réparateur.

Je suis toutefois allongé en chien de fusil car la banquette n’est guère longue et l’indien assis près de la fenêtre prends de la place ! Le voyage sera assez fatiguant, nous avons attendu une demi-heure avant de partir et le train s’arrêtera d’innombrables fois pour... on ne sait quelles raisons. Nous arriverons finalement à 8 heures passées et le côté positif de ce retard est que je n’ai pas à chercher une chambre dans le froid de la nuit !

Une fois installé dans un hôtel dont le standing était là encore au delà de toutes mes espérances (et pour un prix plus que raisonnable), je dormirais tout mon saoûl pour rattraper la plus que médiocre nuit passée chez l’IRCTC (la compagnie ferroviaire indienne).

Les lieux sont agréables dans cette petite ville. Tout est à proximité, la vie n’est pas chère du tout (7 Rs pour des jus de fruits frais pressés sous vos yeux alors que partout ailleurs cela coûte au moins 20 Rs, voire 40 dans un resto), et le tourisme semble plus indien qu’étranger et ne semble pas avoir affecté la ville : on y évolue tranquille !

Pourtant je remarque que c’est la première fois depuis que je suis dans le sud que je vois autant de blancs. Mais cela reste très correct.

Je prends mes petites habitudes au resto populaire du coin. Une chaleur là dedans ! Je cherche désespéremment un café internet dans cette ville où le Lonely Planet dit qu’il y en a tous les coins de rue (Heu, dis Lonely, ça fait combien de temps que t’es pas venu ici ?). Internet sera presque une priorité à cette étape car je me sens seul et ai besoin de soutien et de nouvelles de mon entourage.

Deux principales choses à voir ici : le marché, soit-disant le plus coloré de l’Inde, et le Palace, le célèbre palace de Mysore.

En effet le marché est une louange aux couleurs ! Non seulement on y trouve tout ce qu’on trouve partout ailleurs, mais on peut aussi y acheter des couleurs ! C’est pas indien ça comme possibilité ?! Moi je trouve le concept génial ! Acheter des couleurs !

Toutes ces couleurs sont disposées en cylindre cônique sur les étals et il n’y a qu’à se ravir les yeux ! C’est très beau !

Je demande à un jeune indien, teneur d’un stand, si ces pigments sont naturels et à quoi servent ces couleurs ?! C’est pour se mettre sur le front, vous savez ce petit cercle –souvent rouge et dont j’ai oublié le nom – symbole indien par excellence ! Je ne savais qu’il y avait une telle gamme de couleurs. Et tout est 100% colorants chimiques ! Mais bon, ça fait son effet !




Le palais est (très) décevant. Malgré l’immense fierté dont la ville fait preuve à l’égard de son palais, on est encore sceptique devant la prise en charge si kitsch d’une telle originalité architecturale... Ils lui ont collé des ampoules partout ce qui, de nuit lui donne une allure folle à la manière d’un magasin Harrod’s en plein boom de Noël, mais de jour, lui confère un côté ‘toc’ totalement dépourvu d’une quelconque valeur historique.

L’entrée dans le palace coûte encore horriblement cher, pour ce que c’est, et comparé au tarif ridiculement bas que les Indiens ont à débourser... En plus, l’appareil photo est interdit dans le palais donc il faut retourner à l’entrée de l’enceinte pour l’y déposer à la consigne et payer encore quelques roupies. En outre, il faut aussi rentrer pieds-nus et laisser ses chaussures à un ‘vestiaire’ et payer encore. Alors là, certainement pas ! Marre d’être une vache à traire ! Je paye déjà suffisamment cher l’entrée. Bien évidemment, la ‘maison’ dispose d’un tapis roulant aux rayons X, comme dans les aéroports, pour voir si on ne transporte pas une bombe dans son sac ou encore un appareil photo qu’un petit malin pensait disséminer pour échapper à tout contrôle...

Après avoir argumenté pendant 10 minutes avec un militaire gentil et pas trop borné, je réussi à entrer dans le palais avec mes tongs coincées dans le filet de mon sac à dos et mon appareil photo gentiment rangé dedans ! Comme quoi, tout est vraiment possible ! Abusé !

L’intérieur revêt des aspects grandioses et c’est une succession de salles et de décors très chargés, sombres mais colorés et dorés, qui rythme notre parcours (un peu trop court) dans le palais – parcours parfaitement organisé, maîtrisé et surveillé par toute une kyrielle de gardes armés.















Mouais, ça casse pas des briques, je suis déçu et surtout encore énervé par toute cette histoire d’ « entrance fee »... Mais ça va continuer... ! Le ticket nous ouvre également les portes d’un musée mais une fois devant ses portes, toujours dans l’enceinte du palace, il faut repasser à la caisse et payer à nouveau un somme assez importante pour pouvoir rentrer. J’engueule les gars du guichet et les gardes armés, je trouve ça scandaleux et tourne sèchement les talons pour sortir définitivement de cet engrenage vicieux où tout est bon pour assècher le touriste de son fric...

Je me rends compte que mon comportement ressemble de plus en plus à ce que je tiens en horreur : le touriste hargneux qui se croit au dessus de tout le monde et croit pouvoir faire ce qu’il veut... Ouhlàlà... Mais bon, au bout d’un moment, y’en a marre de n’être considéré que comme une machine à sous où chaque tirage est gagnant, tout comme être pris pour un con, avec sans cesse des informations contradictoires pour semer la confusion et au final noyer le poisson. Moi je dis NON ! Je refuse de jouer à ce jeu là et tant pis si cela doit me coûter quelques statues, temples ou tableaux... !

Tiens, j’ai reçu un mail des mes potes français rencontrés à Jaisalmer pendant le ‘camel-safari’. Ils me disent qu’ils sont dans le Kerala (état qui borde la côte de la mer d’Arabie sur des centaines de km, depuis l’extrême sud du continent), et devraient être à Alleppey d’ici 2 jours. Le Kerala et les backwaters, ahhhh, je rêve de ça.. ! Ok, ça tombe bien, je voulais bouger, toujours sans savoir où aller ; là j’ai un lieu, une date et un RdV, c’est parfait, je fonce !